Aujourd’hui, j’avais prévu d’écrire un petit billet sur ma mère qui est décédée il y a de cela treize ans, mais le coeur n’y est pas. Pourtant, c’était tout un personnage, ma mère! Je ne doute pas que j’aurais été inspirée par le sujet.

En général, le 4 décembre, j’ai mon petit rituel: j’allume une bougie pour montrer que je n’ai pas oublié son départ.

C’est étrange de célébrer les jours tristes, surtout avant la période des fêtes où les gens sont supposés être heureux.

Alors qu’il m’arrive d’oublier son anniversaire de naissance, en avril, je réalise que cela ne m’est jamais arrivé pour la date de son décès. Étrange, mais vrai. Peut-être est-ce parce que la vie est belle que la mort marque autant. Comment savoir?

Il y a de ces rituels que l’on a, mais qu’on ne sait pas expliquer ; ces gestes qu’on pose sans raison, mais auxquels on tient et que l’on fait, même si on sait que ça ne change rien.

C’est probablement pourquoi, ce matin, j’ai allumé deux bougies au lieu d’une seule. Quelque part, on espère que les anges se parlent.

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