Méthodes de travail 101

Depuis le temps, l’enseignement m’a permis de voir une chose: les étudiants n’ont pas toujours une bonne méthode de travail. Il faut dire que ça prend de l’expérience avant de trouver « sa » méthode et pour peaufiner le tout. On veut bien leur enseigner, mais la méthode essai-erreur, y’a que ça vrai, on dirait.

Avec l’écriture, c’est pareil. Au début, on fait les choses comme on le sent, puis on développe des trucs, voire des rituels pour que tout se passe bien. Au fil du temps, j’ai trouvé les miens, mais comme je suis avant tout une fille techno, je ne me fais pas prier pour trouver des solutions en ligne!

1. Dropbox
La clé usb, c’est pratique, mais ça se perd facilement (d’ailleurs, je ne sais plus où elles sont). Dropbox, c’est ma clé usb par excellence: une icône sur mon bureau et j’ai accès à mes fichiers partout (à la maison, sur mon laptop, au bureau, en ligne) et mon backup est toujours à portée de main. Je partage des dossiers, mes étudiants m’envoient leur travaux, etc. C’est mon couteau suisse ultra-pratique! 2 gig, c’est pratiquement pas assez, c’est pour dire!

2. La rechercheJ’ai l’avantage d’enseigner dans un lieu où la bibliothèque est bien garnie! Le bon côté d’être prof, c’est de pouvoir sortir un tas de livres pendant des semaines sans se faire disputer (oui, je sais, c’est le paradis!) , sinon il arrive que Wikipedia soit mon ami ou les films ou les séries télé (sachez qu’à partir de Supernatural, j’ai découvert qu’il existait des Skinwalker, puis que finalement la bébête que j’étais en train de créer s’appeler un Werecat (Chat-garou). Bon, c’est pas aussi sexy en français qu’en anglais, mais on ne peut pas tout avoir, non plus!


3. Un fichier de références
Celui-là, je le fais dans Google Docs pour y avoir accès partout. Il s’agit de la description des lieux et des personnages (on a de la chance, en 2010, avec Google Maps, Street Views, on peut se promener dans pas mal de recoins de la planète et connaître un lieu assez bien). Pour tout le reste, y’a MasterCard! Ceci dit, quand j’ai une idée de la tête du personnage, je m’amuse à taper un prénom et un âge dans Google ou alors je cherche des caractéristiques (ex: je voulais une fille de 17 ans avec des cheveux noirs, bouclés). Avec une photographie, on peut revenir au personnage au besoin dans le cadre d’une description, mais il arrive que je ne m’y réfère pas du tout aussi. Ça dépend.

4. Mes fichiers
Pour avoir effacer pas mal de choses dans ma vie, je préfère garder des traces de chaque document que je travaille. Avant, il était recommandé de s’envoyer un manuscrit corrigé par la poste (avec des annotations pour prouver que c’était bien notre manuscrit). L’idée initiale de garder un copie par jour de chacun de mes fichiers vient de là. Après quoi, j’y ai trouvé d’autres utilités: retrouver des passages que j’ai coupée et je veux réutiliser plus loin (exemple, dans une série en plusieurs tomes), regarder le nombre de pages que je fais par jour et voir l’évolution du travail. Ça nous permet de savoir mal de choses à la fin du processus : par exemple le nombre de jours que cela a prit pour faire le premier jet et la correction du texte. Les jours où on n’a pas travaillé aussi!

5. L’impression et la lecture
Bien que j’ai deux-trois petites geeks qui lisent mes documents sur ordinateur, en général je fais circuler deux copies papiers. J’ai trouvé une relieuse sur kijiji (une vraie aubaine). Bon, c’est juste des boudins, mais j’ai quand même ma mini imprimerie chez nous. Le premier document circule au travail et le deuxième chez mon père. Dans chaque lieu, j’ai deux ou trois personnes qui passent dessus et qui annotent avec des couleurs différentes. Parfois ça donne des trucs cocasses du genre : « Je ne suis pas d’accord avec la fille qui écrit en rose! »

6. Corrections
Quand les briques reviennent, en général, je prends un peu de temps avant de regarder les corrections, puis je m’installe et je les passe en revue. C’est là que le travail de correction ou de réécriture s’amorce.Après quoi? On recommence !

Edit: Je viens de découvrir qu’on peut « drag n drop » des images sur la fenêtre WordPress pour les envoyer sur un serveur! Wow!