Avant-hier (car je suis déjà demain), il n’y a que cinq avions qui décollaient en direction de Paris (rien pour Londres). La chance? J’étais dans l’un d’eux, mais le retard était considérable. Au lieu de partir à six heures, on est parti à onze (le soir).

Résultat: durant l’attente à l’aéroport de Montréal, j’ai lu le petit Loup du sanatorium. Je dis le petit vu le format (que j’adore). D’abord, je pensais que c’était un livre pour enfants (euh… non), mais j’ai beaucoup aimé les chapitres qui nous emmènent dans les différents temps de l’histoire. Au début, on s’y cherche un peu, puis on commence à voir ce qui s’en vient. Je l’ai refilé à mon chum. On va voir si les gars embarquent un peu plus. Y’a pourtant pas mal de descriptions et de violence.Vu l’heure à laquelle on a décollé, les gens voulaient juste dormir. Bon, moi j’ai peur en avion alors je reste éveillée (comme si je pouvais changer quelque chose si on se crashait!)

À Paris, nous avions une correspondance à six heures du soir, donc nous avions un beau six heures à tuer. C’est là que j’ai lu le livre d’Audrey Passionnément givrée. J’ai hésité, d’abord parce que je lis Audrey sur son blogue (oui, c’est un peu gênant d’entrer dans l’univers d’un autre) et j’avoue que je n’aime pas lire une partie sans avoir les autres en main, mais bon… tant pis! Dans le lot, c’est ça que j’avais envie de lire.

Heureusement que ça se termine bien et qu’on peut vivre sans la suite (bien que je veuille la lire). Autrement, j’aurais détesté devoir attendre trois semaines (et je suis chanceuse, car le tome 3 paraîtra sous peu).

Premier constat très étrange: je me suis laissée prendre au jeu du « je ». Quand les gens me disent: « c’était tellement toi! », ça m’énerve (surtout que certains de mes personnages ne sont surtout pas moi! ou alors je suis schizo?), mais je crois que l’utilisation du « je » fait ça. Du coup, je voyais Audrey partout: je reconnaissais sa voix, la même que je lis sur son blogue et j’ai retrouvé certaines opinions similaires aussi. Une chance que je ne la connais pas plus que ça, hein? Et j’ai bien ri aussi (parce que je suis mariée avec un Français et que je connais un peu les différences entre les deux nations), mais l’humour et tout le côté comparatif entre les deux pays faisait en sorte qu’on dépassait la simple histoire de chick-lit. Si c’était pas si fille, je suis sûre que mon chum l’aurait lu.La force, c’est indéniablement le personnage auquel on s’attache dès les premières pages. J’aime la façon dont elle se parle à elle-même, sa folie contagieuse, ses réflexions aussi. Par contre, parfois le dialogue passait du familier au soutenu et même pour des Français… j’avais un peu de mal à entendre une voix qui « parle ». Mais c’est peut-être l’accent qui fait ça!

Ah et aussi… pourquoi les gars sont-ils parfaits juste dans les livres écrits par des filles? Dommage qu’ils ne les lisent pas, hein?

4 thoughts on “De la chance et des lectures!”

  1. Merci pour ta critique, c’est un beau cadeau Noël pour moi. 🙂 C’est vrai que Passionnément givrée me ressemble beaucoup, il est rempli de mes expériences personnelles. Les ressemblances sont encore là dans le deuxième mais s’estompent vers la fin et encore plus dans le 3e. On dirait que j’ai pris assez de « maturité » pour me distancier de mes personnages.Bon séjour en France ! Je pars demain et je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas de retards sinon je sens que je vais passer Noël dans un aéroport !

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