Ma journée à l'UNEQ

Bon, il arrive que je sois un peu défaitiste. Rien qu’un peu. Enfin… c’est pas trop mon genre en général, mais ça arrive (on est humain ou on ne l’est pas). Il faut dire que j’ai préparé le dossier à la dernière minute et comme j’enseignais du matin au soir, j’ai demandé à un ami d’aller déposer le tout à la maison des écrivains. Autrement dit, j’y croyais plus ou moins.

Quand j’ai reçu l’appel disant que mon projet avait été sélectionné pour être parrainée par l’UNEQ, sur le coup, j’y ai plus ou moins cru. J’ai attendu que la lettre par la poste arrive (ça a pris des semaines!) et j’ai fini par me dire que, finalement, on était quarante à l’être ou qu’il y avait peu de projets sur le lot et que le mien a été pris au hasard (c’est là où je suis défaitiste, voyez?)

J’ai rencontré mon parrain d’écriture et je l’adore, puis est venu le jour de la formation à l’UNEQ, samedi dernier. D’abord, on est neuf. Que des filles! Ou les filles écrivent plus ou elles sont trop poches pour se faire éditer du premier coup 😉 En discutant avec les autres, j’ai entendu que nos projets avaient été sélectionnés sur une centaine d’autres. Heureusement que la mâchoire est bien ficelée au reste du visage sinon je ne vous dis pas le bruit que ça aurait fait. Après quoi, je ne suis plus certaine d’avoir entendu le reste de la conversation. Je ne sais pas si c’est vrai, mais là, j’étais vraiment contente!En avant-midi, nous avons rencontré un éditeur (celui d’Alto), très sympathique et généreux qui insistait sur l’importance des petites maisons d’édition et sur la façon de bien la choisir. Il nous parlait d’un point de vue littéraire et technique, avec les bons et les mauvais côtés de son métier. On passait de la déprime à la joie sans arrêt. En après-midi, c’est une avocate qui est venue nous rencontrer pour nous parler du contrat d’édition. Certains venaient d’en signer un et ils étaient plutôt étonnés de la quantité de choses auxquelles il faut songer dans ce cas-là. Bon, pour ma part, j’y suis pas, alors.. une chose à la fois.

Je vous avoue que j’avais le cerveau en compote à la fin de la journée (en plus j’étais sur le décalage horaire), mais c’était quand même très stimulant. Il y a tellement de choses à penser! Le groupe a demandé à ce que nous partagions nos courriels et je crois que tout le monde était content de sa journée autant que du parrainage (et des parrains que nous avions tous reçus). Si je dois définir ma journée en un mot, je dirais « généreux »… et passionnés aussi (ok, ça fait 2). Les gens le sont naturellement dans ce milieu: autant l’éditeur que l’avocate que ceux qui travaillent à l’UNEQ. C’était une énergie adorable pour nous qui sommes souvent très seul avec nos mots, devant notre ordinateur.

Pour ma part, ma première séance de travail arrive à grands pas (probablement la semaine prochaine) et il y a du pain sur la planche, je le crains. C’est donc une aventure à suivre…