Le temps: quel ennemi!

Le temps est vraiment doué pour me rappeler que je suis en retard. Je me lève tôt pour terminer mes corrections et je reste empêtrée dans un tas de courriels « urgents » qui me font perdre le peu de temps que j’ai gagné. Ma liste de choses à faire s’allonge alors que le temps s’amincit comme une couche de glace au printemps. Elle va finir par craquer, je le sens, mais je serai sûrement arrivée de l’autre côté du rivage, sans trop de mal. On y arrive toujours, même à la course, mais la fatigue – elle – s’accumule. Plus vite! Allez!

Corrections, lectures, concours, écriture (car le problème de ceux qui écrivent, c’est que les écrits restent et pas seulement sur le papier!) Dans ma tête: les personnages jonglent avec mon esprit déjà bien occupé, me suggèrent des situations, des répliques, du temps… un temps que je n’ai pas, dois-je le rappeler? Pour les corrections, une grosse journée et tout sera rentré dans l’ordre. Pour La perte, c’est autre chose. C’est une histoire qui est lente à écrire… Autrement dit, je suis congestionnée par le texte, comme un mauvais rhume qui persiste et coule à petite dose. On a beau moucher, rien ne sort (eh oui, c’est souffrant, je vous l’ai dit).

Heureusement, la partie difficile achève, peut-être que le reste sera plus facile à faire sortir. Bon, c’est lundi, on se donne un bon coup de pieds aux fesses et on fait un pas de géant avant la fin de la journée…

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Faut que j’y aille, le temps vient justement de me dire: « grouille, t’es en retard! »