Magda vient de me tagguer sur le jeu des sept secrets, mais cela me paraît étrange puisqu’elle me connaît déjà très bien, enfin… qui sait? Je préfère largement vous parler de mes sept péchés capitaux. Hum… non. Enfin…

Note préalable: je suis paradoxale dans la plupart de mes réponses et dans la vie en général.

1. Je suis paresseuse

. Je déteste tout ce qui est répétitif. Eh oui Magda, moi aussi je déteste le ménage, la vaisselle, faire le lit que je déferai dans quelques heures. Toutes ces choses ne sont qu’une pierre qu’il faut que constamment ramener au point de départ. Le moins souvent sera toujours ma devise (et heureusement qu’on fait cela à deux, ce qui coupe l’abject du geste à la moitié). Ceci dit, au travail, je ne lésine pas. Je n’ai aucun problème à refaire un cours, à ajouter de la matière, à apprendre un nouveau logiciel et à l’intégrer à ma formation. Il faut qu’il y ait un but, que les choses comptent, voilà tout.

2. Je suis excessive.

Je ne sais pas m’arrêter. Quand je lis, je dévore le roman: il faut que je me rende de l’autre côté avant d’aller dormir. Quand j’écris, c’est pareil. Il faut que je tombe de sommeil pour lâcher mon ordinateur et il m’arrive souvent d’avoir des tas d’idées durant la nuit, ce qui m’oblige à me relever aux petites heures du matin pour reprendre le travail l’écriture. Remarquez, quand je fais le ménage, je le suis tout autant, ce qui compense légèrement pour mon défaut #1. Je déteste corriger quand je n’ai pas tous les travaux, mais par la suite, je passe au travers de la pile sans hésiter.

3. Je suis insouciante.

L’argent n’a que peu de valeur. Dans ma famille, nous n’en avions pas. Jamais. Nous arrivions à la fin du mois avec un surplus de vingt dollars et on se payait une pizza pour fêter ça. C’était le luxe de ma mère. Maintenant que je ne manque de rien, il m’arrive de regarder le prix après (le mari le regarde avant, cependant, ce qui compense). Heureusement pour lui, je n’aime pas faire les boutiques, mais il m’arrive d’avoir des crises d’achat: je dévalise une librairie, je m’achète un nouveau gadget techno (souvent sans le consulter, ce qui résulte que c’est une merde de premier choix et que ça finit très souvent aux poubelles ou dans le cimetière des bidules, dans mon sous-sol). Ces temps-ci, je songe à refaire le bureau et à ajouter un nouveau module à la cuisine. La facture risque de s’élever à plus de 2000$, mais bon… j’en ai marre de ce décor, il faut que ça change!

4. Je vis dans un autre monde.

Je suis rarement là où je suis. Mon esprit dérape constamment ailleurs, dans un autre monde, avec d’autres personnages. Mon mari serait jaloux de tous les personnages qui m’habitent. Ce n’est jamais à lui que je songe quand je ferme les yeux, mais à mes histoires, à une problématique, un dilemme, un dénouement. Et c’est très bien ainsi! Ceci dit, il arrive que les nuits ne suffisent pas et de rêver tout éveillée, ce qui fait que ma capacité d’attention est limitée. Les repas en famille m’ennuient la plupart du temps. Un mot et je replonge, je créé une histoire, j’en modifie une autre, je décroche de la réalité. Ma belle-mère considère que j’ai du mal à rester « grounder » et elle essaie constamment de me faire des séances de reiki ou je ne sais quoi, mais je m’en fiche de ne pas être grounder. Je suis bien, la tête dans les nuages.
En plus, il paraît que c’est un trait typique des écrivains. Techniquement je n’en suis pas une, mais ça me plaît bien quand même!

5. Je ne suis pas une vraie fille.

Entendre par là: les histoires de maquillage, de coiffure, de vêtements ou de souliers, ça m’ennuie. Je partage mon bureau avec une freak des souliers et je trouve ça très rigolo. Je ne pensais pas qu’un budget entier pouvait passer sur de si petites choses! Je pense comme un gars la plupart du temps, même si je suis foncièrement fleur bleue. Quand des amies ont des dilemmes, Marie-Stef est le côté fille et je suis le côté gars. Terre à terre, un peu rustre, franche. Je me souviens très bien de nos divergences d’opinion sur le cas de Catherine et… tout compte fait, je crois que mon avis était le bon choix (la preuve que penser comme une fille n’est pas toujours adéquat).
Ceci dit, ce qui est fille chez moi: un rien me fait pleurer et je ne peux pas supporter de voir la souffrance des autres (et encore moins la mienne!). Je pleure devant les films idiots et les soaps américains. Il faut croire que je n’ai pas assez de malheurs à pleurer dans ma petite vie (et c’est tant mieux, tout compte fait). Une petite attention me chavire le coeur (ces ballons dans mon bureau, par exemple) et je suis une incorrigible romantique (ce que mon mari ignore, je le constate!).
Et mon site est rose (ça, c’est déjà très fille!)

6. Je suis rancunière.

Je pardonne beaucoup, mais je n’oublie pas. Quand je ne pardonne plus, c’est une coupure définitive qui se produit. Avec les amis autant qu’avec la famille.
Ado, j’ai longtemps été l’amie que l’on attendait que je sois, mais dès que je disais mon opinion, ça dérangeait. J’ai tout jeté et je suis repartie à zéro. Cette époque-là ne me manque pas du tout. Je suis une solitaire bien que j’aime être en meute. Je ressemble à ma mère sur ce point: les attroupements se forment souvent autour de moi, mais j’aime aussi quand ça s’éloigne. J’ai besoin de la lumière et de l’ombre en part égale.

7. Je suis impatiente.

Quand je demande quelque chose, je veux que ce soit fait sur champs. Je n’aime pas attendre. Le comble, c’est que je suis mariée avec un homme qui est toujours en retard! Ça me fiche des crises d’angoisses dès qu’on a un rendez-vous quelque part. Ceci dit, je suis quelqu’un de rapide et d’efficace. Je sais que j’aurais tendance à mieux faire les choses si je prenais plus de temps, mais je suis déjà sur autre chose quand je m’en rends compte et je n’aime pas revenir sur mes pas. Plus que de l’impatience: je déteste perdre mon temps!

Si les défauts ne sont pas considérés comme des secrets pour toi, Magda, sache que je n’ai pas d’histoires aussi abracadabrantes que les tiennes (il faudrait toute une vie pour arriver à la cheville de l’une de tes aventures), mais je peux quand même fournir quelques anecdotes supplémentaires très compromettantes du genre:

  • je ne sais pas nager;
  • je n’ai pas de permis de conduire (je n’en ai jamais eu et ça ne m’intéresse pas du tout);
  • j’ai peur de tout et, pourtant, j’adore les films d’horreur même si ça m’empêche de dormir la nuit (ton espèce de Return of the living dead m’a fait flipper);
  • j’adore les voyages et je me considère souvent plus française que québécoise (mais je ne changerais de pays pour rien au monde);
  • accro à twilight (eh oui, j’ai eu ma phase intense, mais j’en suis revenue, ouf!);
  • je suis maniaque des ordinateurs et de tout ce qui se rapporte à la technologie. D’ailleurs, je ne peux pas croire qu’on puisse vivre sans internet (et pourtant!). Quand j’ai reçu mon Archos Gmini 402, il y a des siècles, je me souviens avoir dit que c’était une véritable merveille du monde (et même aujourd’hui, je considère que ce vieux truc vaut mieux que tous les ipod de ce monde).
  • j’ai connu mon mari sur le Web en 1996, je l’ai capturé et lui ai fait quitter son pays pour le mien (c’est pas rien, quand même!);
  • quand je reçois mes romans imprimés chez CreateSpace, ils dorment sur ma table de nuit une nuit ou deux avant que je les mette dans la bibliothèque (mais je fais ça avec mes ordinateurs portables et tout ce auquel je tiens). Je suis peut-être fétichiste, au fond.

Autrement dit: je suis excessive en tout et partout. Et quand j’y songe, je réalise que ce n’est que la pointe de l’iceberg!

[edit: j’écris vraiment trop]
Et je ne taggue personne, je laisse libre court à ceux qui veulent dévoiler leurs petits secrets en public (annoncez-le dans mes commentaires, tiens).

5 thoughts on “Mes 7 péchés capitaux”

  1. ha,ha,ha et bien dis donc ! Ça c’est rapide ! Et certains de tes secrets ben je ne les savais pas (ex.: la nage !!!!). Je t’ai tagguée car j’adore lire tes billets, je torouve que tu écris bien et je t’envie ce don :)). Merci Suzanne ! Bon dimanche à toi et ton chouette mari, on vous apprécie beaucoup nos deux « geeks » favoris !!

    1. Tous le plaisir est pour moi.
      Je n’ai pas, comme toi, cette écriture à fleur de peau, mais je suis toujours touchée de la façon dont tu arrives à décrire un état brut. Et moi, j’adore te lire.
      De savoir qu’on connecte, quelque part, ça me plaît.
      La preuve, je lisais ton billet au même moment.

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