Je n’écoute jamais de musique lorsque j’écris, mais comme pour toutes les choses, j’ai des rages. Je peux rester au lit pendant des heures à écouter mon lecteur mp3 et avoir une chanson collée en tête toute la journée. Comme je n’écoute jamais la radio, je ne découvre pas souvent de nouveaux artistes, sauf lorsque le mari arrive avec un artiste à me faire découvrir (ce qui était le cas avec Cali) ou alors quand Mathieu m’envoie un lien vers un vidéo qu’il faut absolument que j’écoute (Florence and the Machine, par exemple) ou alors je me rabats, très souvent, sur des bandes originales de films (voyez l’ironie: je ne vais pratiquement jamais au cinéma).

Comme en toute chose, je ne suis pas définie dans un genre. J’aime un peu de tout. Je peux écouter du Helloween, du Milla, du Bon Jovi, du Dionysos et du Tori Amos dans une même playlist.

Aujourd’hui, parce que c’est l’une des artistes que je suis depuis longtemps, j’ai envie de vous faire découvrir l’univers de Tori Amos. Ses premiers albums surprennent, autant par la poésie qu’elle a su traduire musicalement que par la richesse de son piano (dont elle est virtuose). Pour ceux qui ne connaissent pas ou qui n’aiment pas, rassurez-vous: mon mari a l’impression qu’elle n’a qu’une seule chanson qui joue en boucle et il s’endort dessus à chaque fois!

En général, les gens connaissent davantage ses premiers succès: Cornflake girl et Crucify ou ont entendu parler d’elle pour son implication dans le RAINN (Rape, Abuse and Incest National Network ). Malheureusement, ce n’est pas dans cette direction que je vous emmènerai, mais bien vers des chansons un peu moins connues et qui, à mon avis, sont à découvrir. Pour ceux qui voudrait se remémorer son nom:

Dans ses premiers albums, je ne cacherai pas que ma chanson préférée n’est autre que Little earthquakes (chansons que j’oblige toujours mes étudiants à écouter dans l’un de mes cours) pour les variations de la mélodie et du propos caché derrière les paroles. Il y a une véritable métaphore à entendre à la fin puisque les tremblements de terre, ici, ce sont les battements du coeur, que les basses viennent soutenir (alors que les cris ne sont qu’un moyen pour les faire surgir). Bref, mon coup de coeur:

À mon avis, cette chanson conclut bien l’album et offre un beau panorama qui résume un peu la première partie de sa carrière (simple, poétique, piano/voix à l’avant-plan), mais elle annonce aussi ce qui s’amène.

Après ses deux premiers albums, Tori s’est mise à désaccorder son piano, à jouer du clavecin, à ajouter de la distorsion à ses mélodies. J’ai eu un peu de mal à m’y faire au début, parce que c’était très différent du piano/voix, mais j’avoue (avec le recul) que certaines de ses chansons y ont gagnées en profondeur. C’est le cas de Cruel que j’adore particulièrement et qui me terrasse souvent les oreilles dans mon lecteur mp3 quand je reviens métro.

Et ma préférée (pour le côté fleur bleue de la chose) que j’ai découverte en spectacle avant de réellement l’apprécier sur album, est tirée de de son album American Doll Posse et s’intitule Digital Ghost. Désolée, le vidéoclip est faux, mais je n’ai pas trouvé la simple version audio.

Par contre, toujours du même album et si vous êtes comme mon mari et que vous préférez une Tori plus rythmée, essayez plutôt de jeter une oreille attentive vers cette chanson:

Et si vous n’avez jamais eu la chance de voir cette femme en show, ça manque à votre culture! Autant pour le spectacle que pour la musique: elle vaut le détour! Surtout pour les messieurs (mais je ne dirai pas pourquoi)! D’ailleurs, il m’est arrivé de croiser de mes propres étudiants là-bas (et ça, c’est chouette, parce que c’est moi qui leur avait fait découvrir Tori Amos).

Bref, Tori Amos n’est peut-être qu’une seule artiste, mais elle a tout un monde à faire découvrir.

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