Frisson des collines

Je ne vais pas souvent au cinéma. En général, on fait ça en famille (avec la petite de 14 15 ans depuis hier). Tout le monde se rejoint et on plonge en gang. Ma belle mère est friande des films québécois, ma petite soeur aussi, mon père aime les films d’action. Nous, on suit. Si on y va deux ou trois fois par année, c’est beau. Pas qu’on aime pas ça, mais la plupart du temps, les gens parlent constamment et on limite les visionnements sur grand écran pour les films qu’il faut voir sur GRAND écran.

Hier, j’ai eu la chance d’accompagner Michel à la première du film Frisson des collines. J’étais déjà vendue juste en voyant la bande annonce, même si je craignais d’avoir déjà vu le film en partie (il faut dire qu’elle en dit beaucoup!)

Il y a plus dans ce film, des bouffées d’air frais, des pincements au coeur, une nostalgie et une innocence qui font du bien. Au début, je trouvais que ça allait vite, que c’était tissé serré (du genre, un personnage nous emmène vers l’action suivante, comme si on n’avait pas de temps à perdre, qu’il fallait se rendre dans le vif du sujet et vite), mais soudain, ça coule. On rentre dans l’histoire. On aime les fous rires que les personnages dégagent, les répliques temporelles soudaine qui nous indiquent à quelle époque on se trouve, on dévore les paysages et les enfants. Ils sont, tous les quatre, à croquer.

Tout le monde parlera de la complicité hors pair qu’on sent entre Guillaume Lemay-Thivierge et le petit Antoine Pilon. Il y a des moments touchants, cocasses. D’autres sont plus durs. J’avoue avoir versé une petite larme (mais non, je délire, c’est la grippe, sûrement). J’admets que je n’ai pas cru une seconde que l’histoire entre Evelyne Brochu et Guillaume Lemay-Thivierge fonctionnerait… eh ben… j’avais tort! C’était étonnamment crédible. On s’y attendait trop, alors je me suis dit: beuh, non! Mais dès que les doigts se touchent dans ce film, j’ai senti que c’était gagné.

Dans ce film, on tourne sur un dix sous à tout bout de champ. On rit, on pleure, on passe par beaucoup d’états en peu de temps, mais on se sent bien quand on sort de la salle. Autrement dit, allez chercher une petite bouffée d’air frais. Ce n’est pas une Grande séduction, mais c’est assurément une petite séduction qui vaut son charme et le détour au cinéma du coin.

Merci à mon ami Michel de m’avoir invitée supportée moi, mais aussi ma saleté de grippe, toute une soirée.