Ce soir, c’est le gala des tortues ou, si on préfère, le festival Arts, Lettres et Communications. C’est le moment de fêter et de célébrer tout le travail accompli durant la dernière année. Celui des étudiants d’abord, mais aussi ce que nous avons fait, nous, les profs (souvent, on l’oublie, mais maudit qu’on travaille fort!)

Pour la première fois depuis que je suis à Brébeuf, je suis en avance (incroyable, mais vrai!). La salle est prête, tout est affiché, mon cd est prêt, l’affiche est livrée, la vidéo est cannée, les dvd sont gravés…

Bon, où est le pot qui nous tombe du ciel, d’habitude, ce jour-là?

Encore cette année: ce sera un spectacle en or. Je n’arrive pas à croire tout ce qu’on fait, nous, petit département d’arts et de communications, en sept mois intensifs. Il faut dire que je suis dans une institution qui a des valeurs inspirantes: la rigueur, la discipline et le dépassement de soi. Si ce sont des valeurs qu’il faut inculquer à nos étudiants, j’admets que  je m’en inspire tout autant. Il y a des jours de découragement durant lesquels j’ai envie de baisser mes exigences, puis je vois ce que certains font et je me dis qu’il faut juste travailler plus fort, changer d’approche. Au fond, ma job, c’est de leur donner envie d’aimer ce qu’ils font et de travailler davantage.

En fin de session (comme maintenant), j’avoue que j’ai seulement hâte de faire trois semaines consécutives en pyjama devant la télévision, mais quand je regarde tout ce que mes étudiants ont fait cette année, je dis: mission accomplie. Oui, tout ce travail en valait la peine!

Je sais que je leur en demande beaucoup, que mes collègues le font aussi, car certains étudiants travaillent à s’en rendre fou, à s’épuiser! Mais si vous saviez à quel point sont fiers de tout ce qu’ils ont accompli quand ils arrivent, le jour des Tortues, et qu’ils voient leurs travaux ici et là, affichés, projetés, mis de l’avant. Quand on les félicite et qu’on remarque le travail derrière une oeuvre. ils réalisent alors tout ce qu’ils ont fait et le pourquoi de leurs nuits blanches. En art, comme en toute chose, il faut travailler. Plus encore vu la mauvaise presse que nous avons. Parce que les idées, ça ne tombent pas toujours du ciel. Parce que la technique, ça se pratique. Parce que dans la vie, en général, il faut travailler dur pour avoir des résultats. C’est pareil partout.

Après tous les coups bas et les coups durs des derniers jours, autant à l’échelle du Québec que dans mon petit département, il est temps de mettre tous ces instants sombres de côté, de festoyer et de voir toute la créativité dont nos étudiants font preuve.

Au fond, quand on est prof, n’est-ce pas ce qui est le plus important?

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