Des lectures et des clics

Quelque part sur le net, j’ai un texte (que dis-je: une brique!) qui va bientôt atteindre ses 2000 clics [edit: ça y est!]. Ça fait quand même quelques mois que l’histoire dort par là-bas et je suis toujours aussi impressionnée que les gens plongent dans des récits aussi longs, surtout en ligne. Il est vrai que certains le récupèrent au format epub ou pdf, mais comment savoir s’il est lu dans ces cas-là? En fait, s’il y a une chose qu’on sait: c’est qu’on ne sait rien.

À côté, sous le même pseudo, quelques choses de plus long, mais de moins bien (à mon avis). Mis en ligne des mois plus tard, il a déjà le quart des clics du premier à son actif.

La question qui m’anime quand je regarde ces stats c’est: parce que c’est plus court, il y a plus de chance qu’il y ait des clics? Peut-être. Il faut dire que moi-même, je regarde le nombre de pages avant de m’aventurer dans une lecture en ligne. Est-ce que j’ai le temps ou l’énergie pour passer à travers? Hum… parfois je me laisse tenter par des textes plus longs qui m’avalent tout rond.

Parfois, je trouve dommage de ne pas être douée pour écrire des nouvelles. Surtout pour pouvoir les mettre en ligne sur des sites publics. Certains publient beaucoup comme ça: un poème ici et là. Une nouvelle parfois. Leur noms passent souvent. Plus souvent que moi, c’est sûr! Les romans, c’est long à écrire, long à lire aussi. On ne peut pas en sortir tous les jours.

Évidemment, je ne me raconte pas d’histoires: il ne faut pas confondre des clics et des lectures. Une brique de 600 pages, ça prend plusieurs coups pour en faire le tour. Le télécharger n’en cumule qu’un. Parfois, on laisse un commentaire, parfois non, c’est comme ça. Les mots sont plus rares, mais font beaucoup plus sens que les chiffres. Au moins, on sait que ce petit 1, dans la balance, vaut quelque chose de concret.