Dernièrement, pour le plaisir, j’ai décidé de faire une petite mise en page avec Word. J’avoue qu’il me plaît bien de jouer avec les sections, faire en sorte que le début de mes chapitres débutent sur une page impaire, avec un effet simple, mais sympathique: chiffre plus gros, petit symbole, etc. Depuis que j’ai une boudineuse à la maison et que j’imprime recto-verso pour relire en dehors de l’écran, je pense à ce genre de détails.

Il y a quelques mois, tous mes textes étaient écrits en Calibri, la police par défaut de Word 2007. Je l’aime bien, mais il arrive qu’elle laisse des espaces ici ou là. De plus, c’est une police sans serif, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’empattement pour favoriser la lecture. Pour un visuel sur la chose, voici une image qui explique plus clairement ce que je veux dire:

Depuis que j’ai repris Rêves, j’ai changé d’allégeance. J’utilise désormais Cambria comme police de caractères. C’est la seule police avec serif qui ne me donne pas de l’urticaire (trop de Times new roman, ça use).

Il y a quelques semaines, j’ai décidé de jouer avec la mise en page du Cercle félin. J’ai même osé utilisé une police de caractères non traditionnelle pour les titres de chapitre et j’y ai inséré une image, ce que je ne fais jamais. J’aime les textes sobres, mais celui-là… je ne sais pas pourquoi, j’avais envie de l’habiller.

Pour ceux qui auraient envie de s’aventurer sur ce terrain glissant, sachez que la police utilisée n’est pas nécessairement dans l’ordinateur de vos correspondants. Ainsi, si vous utilisez, comme moi, la police Advent (ou toute autre police non traditionnelle), il est suggéré de l’incorporer dans Word avant de transmettre son manuscrit par courriel. Et cela pour des raisons simples: personnellement, je travaille sur plusieurs ordinateurs et j’ai une copine qui lit Le cercle félin depuis quelques jours. C’est pourquoi j’ai décidé d’incorporer mes polices dans Word pour m’assurer que le document transporte mes petits caprices personnels.

Comment faire?

[dropcap] 1 [/dropcap] Allez dans la bille en haut, comme si vous vouliez sauvegarder votre document et repérez le bouton: options word, tout en bas de la fenêtre.

[dropcap] 2 [/dropcap] Choisir incorporer les polices à partir de menu: Enregistrement. Remarquez que l’option d’incorporer votre police se situe complètement en bas! Il suffit d’insérer tous les caractères (pas juste ceux utilisés, autrement, vous serez limiter si vous voulez poursuivre l’histoire, plus tard).

Voilà! C’est tout! Votre police sera incorporée à votre document Word! Cela risque d’augmenter le poids de votre document, mais pour retrouver votre interface intacte d’un endroit à un autre… cela vaut bien les 300k supplémentaires. Enfin, je crois.

Résultat:

À noter que cela fonctionne aussi pour les powerpoint!

8 thoughts on “Incorporer ses polices dans Word”

  1. À l’autre bout, pour le lecteur ou la lectrice, est-ce comme un fichier PDF, à savoir elle peut lire, mais sans avoir besoin d’avoir la police dans son ordinateur?
    Pourquoi ne pas envoyer un fichier pdf?

    Et pour les éditeurs, prépares-tu un manuscrit « ordinaire »?

    1. Le pdf est la méthode la plus simple, oui, mais avec word, on peut faire des corrections et annoter le document, ce qui peut être sympathique avec des bêta-lecteurs, mais comme je l’indique, c’est surtout pour pouvoir continuer d’écrire avec l’interface que j’aime même quand je ne suis pas chez moi (sans avoir à traîner toutes mes polices).
      Je n’aime pas le mot « ordinaire », mais je ne prépare rien pour les éditeurs non plus 😉

  2. Tu l’auras compris, j’ai mis le mot ordinaire entre guillemets pour dire un manuscrit tel que les éditeurs le veulent: sans police de caractères autre que Times New Roman bien souvent, sans formatage autre qu’un espace au début des paragraphes, bref bien « platte » pour qui aime un peu se démarquer dans la présentation.

    Tu viens de donner une idée à tes élèves, attends-toi à ce qu’ils te présentent des travaux… différents!

    1. Je n’ai jamais respecté cette consigne. Je suis incapable d’utiliser Times new roman, mais je comprends mieux le mot « ordinaire ». Times, c’est ordinaire, oui!
      Mes étudiants n’écrivent que très peu, ils font du inDesign, du Photoshop et du Flash!

  3. Ah! être plus riche… ou plus jeune… ou surtout en avoir besoin professionnellement, j’aimerais bien avoir In Design. Je monte encore certaines documents avec mon vieux PageMaker qui s’est plus ou moins adapté à Windows 7. J’ai connu aussi QuarkXpress, mais dès que les imprimeurs n’ont plus voulu que des pdf, je suis retournée vite fait à mon antiquité.

  4. Bonjour !
    C’est marrant, je parlais avec une amie de ça ce soir, justement. Elle préparait la maquette de son roman et on discutait police avec empattements. Times et Garamond sont trop étroits et « ennuyeux », je trouve, mais je me résous à écrire avec pour m’y habituer (cof cof) et surtout ne pas avoir à tout reformater lorsque je veux le soumettre à un éditeur… Mais avec tant de polices, il a fallu que Times soit l’élue (surtout que Times, le journal, ne l’utilise même plus depuis hmpft années !).

    1. Quand je travaillais (pour un hebdomadaire) c’était standard: police serif pour le texte et sans serif pour les titres. Et, avant l’ordinateur, nous avions des photocomposeuses et seulement quatre films pour composer: Times, Helvetica, une fonte renversée et la quatrième j’ai oublié, Garamond peut-être. Aujourd’hui, les normes changent aux trois quatre ans selon le bon vouloir des entreprises. Je suis contente que sur Internet, on soit limités dans le choix des polices de caractères. Malgré tout, certaines internautes-blogueurs s’aventurent dans des choix malheureux.

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