Quel défi que de se concentrer sur une seule chose à la fois. On dirait que j’ai besoin de tout faire en même temps. Probablement parce que la session s’achève et que le sprint final arrive à grands pas. Il me reste trois réunions et un tournage la semaine prochaine, plus les cours à l’université, le soir. Autrement dit: dans deux semaines, ce sont les vacances! Les vraies, cette fois. C’est si proche et pourtant, ça me semble irréel de croire que je vais arriver jusque là en un seul morceau. Un peu éclopée, peut-être…

Je suppose que je suis comme toute les voitures qui roulent à cent à l’heure, je ne m’arrête pas en un quart de seconde. Ça va me prendre quelques jours pour évacuer l’espèce de « drive » qui m’anime en permanence. Même fatiguée, les étudiants ont l’impression que je viens de boire douze cafés en ligne. Imaginez quand je suis en forme!

Le problème, ce n’est pas tant l’énergie, c’est que la fatigue m’empêche de me concentrer sur une seule chose à la fois. Au bout de dix minutes, je sens qu’il y a urgence de faire autre chose (et les courriels me le confirment). Oui, fermer internet serait une solution, mais les problèmes resteraient là, à attendre quand même. Ahhhhh! Si seulement on avait un bouton « off » derrière la nuque.

La semaine dernière, l’impulsive montréalaise me disait de m’arrêter un peu. Le problème, c’est que je n’y arrive pas. Ce matin, j’étais réveillée à sept heures. J’ai tourné en rond pendant une demi heure parce que, enfin, j’avais la chance d’avoir un matin juste à moi (pour le principe, je ne voulais pas me lever avant huit heures). Résultat? J’ai songé à tout ce que j’avais à faire aujourd’hui et je me suis levée comme si j’étais déjà en retard!

Et oui, ça, c’est moi.

Et comme j’adore avoir l’impression d’être en avance quand les neuf heures s’affichent à mon horloge, je me suis dépêchée de tout faire avant la dites heure.

Maintenant qu’une partie est faite, mon but pour le reste de la journée: boucler le chapitre 5 du Cercle félin. Après, je vais vite arranger la maison avant que le mari revienne de Québec. Après tout, nous avons des invités de marque qui arrivent demain soir. Quatre français qui ont fait un long séjour en Australie, un petit saut à Hawaï et qui ne pouvaient plus se passer de nous (alors ils reviennent au Québec, voilà!) Je commence vraiment à croire que je fais de bonnes frites maison!

Autrement dit, si je veux écrire, c’est aujourd’hui ou jamais! Euh… bon, j’y vais!

3 thoughts on “Prendre le temps qui passe…”

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