Cali aux francos

Hier, c’était Cali aux Francos, tout près de là où je l’ai vu la première fois, en 2003, sur une scène alternative, dans un coin derrière, près du pavillon de l’UQÀM.

Cette fois, son spectacle avait lieu sur la scène principale, sur la grande allée des spectacles, là où nous étions allés voir La compagnie créole, l’an dernier.

Habituellement, Cali vient en salle et je dois m’y rendre tôt pour avoir une place de choix, soit devant la scène. Je ne suis pas très grande alors, si je veux bien voir… tsé? Mais hier, c’était différent. Le spectacle était dehors.  Je n’avais pas envie d’aller me planter devant la scène trois heures à l’avance. Ma copine et moi, on s’est retrouvées au centre-ville, on est descendu au quartier chinois pour manger et on est revenu vers les francos où la rue Ste-Catherine est tellement en réparation que c’est très peu invitant. On a trouvé le bistro SAQ, situé dans un deuxième étage, entre deux scènes: Ford (celle où Cali allait jouer) et la scène Le lait où on avait droit au spectacle de Paul Cargnello. Chaleur et petite brise au goût d’un rosé à peine frais et hors de prix, mais nous étions assises et on pouvait discuter tranquillement. Ce n’est que vers huit heures et vingt qu’on est descendues pour se mêler à la foule. Résultat: deuxième rangée. Pas mal pour une arrivée de dernière minute. Quinze minutes plus tard, c’était bondé!

Et le spectacle? Fidèle à lui-même: fort, essoufflant, grisant. Les gens ont découvert un Cali plein d’énergie, plein de bonheur et de folie. On a dansé, sauté, frappé dans les mains. C’était… immense.

Ceci étant dit, j’admets que j’ai un faible pour les petits spectacles. Quand ça devient aussi gros, ça me donne le vertige. C’est un commentaire égoïste, parce que, pour le bien de l’artiste, je présume que c’est mieux quand ça fonctionne. C’est comme ça qu’il finira par revenir de plus en plus souvent au Québec (si seulement Dionysos pouvait faire la même chose!). N’empêche, même si c’était un super show, je préfère largement les spectacles en salle: parce que le son est meilleur, parce que les gens qui y vont l’ont choisis et parce que la musique me transperce beaucoup plus. J’aime quand ça me fait vibrer de l’intérieur.

Je n’aime pas être devant et que les gens autour de moi ne connaissent pas les chansons. Bon, j’avais un voisin assez fan, je l’avoue, mais devant, quand les gens se mettent à discuter alors qu’un spectacle a lieu devant… ça m’énerve.

Ceci dit, comme on ne peut pas décrire un spectacle de Cali avec des mots, voici plutôt… quelques extraits, histoire de dégoûter ceux qui n’y sont pas allés:

Deuxième chanson: premier slam.

Slam dans la foule sur Je m’en vais.

Les cuivres…

Cantona

1000 coeurs debout.

Et pour ceux qui veulent un article plus officiel sur la soirée d’hier (parce que moi, je suis vendue, évidemment), jetez un oeil ici.