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Rituels d'écriture

by idmuse, 19 juin 2011

Souvent, j’entends les gens parler de leurs rituels d’écriture sur leur blogue. Par exemple: ils racontent qu’il écrivent des textes sur papier qu’ils retranscrivent sur l’ordinateur, ils boivent du thé vert, ce genre de choses.

Moi, je réalise que je n’ai pas trop de rituels. Ceux-ci sont surtout axés sur la sécurité de mes documents. Il faut dire que mes locataires du haut ont été volés deux fois en deux ans. Je suis donc plus vigilante qu’avant et j’ai toujours la phobie de rentrer et que mon ordinateur ait disparu. Ceci dit, je suis un peu moins paranoïaque qu’il y a deux ans. La vigilance, ça s’estompe au bout d’un temps, mais à l’époque, j’avais toujours mon texte sur moi (tous, en fait). Je copiais tout sur une clé usb que je gardais dans ma poche. Bon, il faut faire gaffe à ne pas passer l’outil au lavage, mais à part ça, c’est utile. On ne sait jamais quand on aura un petit deux minutes pour relire un passage ou pour ajouter une précision quelque part. Le seul hic, il faut avoir un ordi sur soit.

Pour le reste, voici – un peu en vrac – mes petits rituels d’écriture. En plus, ça me permet de tester les fonctions du thème (les « dropcaps », soit les lettrines).

01 J’aime écrire le matin, quand ma tête est reposée. J’aime la lumière qu’il y a. Le petit café sur ma table. L’esprit encore dans mes rêves. Si j’ai fait un chapitre avant neuf heures du mat, je suis le roi du monde. Ceci dit, j’avoue qu’il y a des histoires qui s’écrivent mieux la nuit, quand je souffre d’insomnie, par exemple.

02 Je fais une copie de mon document tous les jours. Ça me permet de conserver une trace de mes écrits, de mes modifications, de mes corrections aussi. Rien de tel pour effacer une partie d’un texte qui s’avérait, tout compte fait, bien utile un peu plus tard. Et puis, dans certains livres sur l’édition, il est utile de pouvoir prouver qu’on est le véritable auteur d’un texte. On suggérait de s’envoyer un document corrigé et annoté par la poste. Avec le numérique, il suffit de se l’envoyer par mail. Avec ces versions, ça me donne non seulement accès à une copie de sauvegarde, mais aussi à une partie du processus.

03 Une fois par semaine, j’envoie mes documents sur Dropbox. Nah, je mens: j’envoie tout en bordel (ma dernière version, surtout), parce que je veux y avoir accès de partout. Finalement, je trouve ce site mieux qu’une clé usb, mais au bout d’un certain bordel, je réarrange tout et je recopie tous mes documents correctement. Je refais ma structure de dossiers et j’envoie tout. Ce n’est pas très compliqué: si on installe l’application, on a directement le dossier sur le bureau (il faut juste attendre que ça se transfère).

04 J’utilise le Web pour m’inspirer. Je trouve les noms de mes personnages sur les affiches de finissants de mes étudiants. Il y en a trois devant mon bureau. Quand je suis dans l’écriture, je n’ai pas envie de me casser la tête, je relève les yeux et je récupère un prénom sur une affiche, un nom de famille sur l’autre. Je mélange tout et ça me va. Après, il m’arrive de taper: Elisabeth black hair sur google images pour m’imaginer la tête de mon personnage. Ça donne des idées. Pour les lieux, je me promène dans des villes que je ne connais pas grâce à Google Maps. J’adore le bord de mer anglais. Je cherchais un appartement tout en verre pour La perte et je l’ai trouvé en me promenant virtuellement le long de la jetée. Des heures de plaisir à imaginer les bruits et la vue de cet endroit.

05 J’aime faire mes couvertures ou de jouer avec l’esthétique de mon document Word. Ça me permet de rester dans ma bulle d’écriture même quand je n’écris pas. Il faut dire que je suis à l’aise avec Photoshop et que j’aime beaucoup essayer de construire des images. Je suis nulle en dessin, cependant, mais il m’arrive de bonnes idées. Ceci dit, mon dernier fichier Word, quoique très joli, prend un temps considérable avant de s’enregistrer (il pèse 5 mo, quand même, à cause de la police et des petites images).

J’avoue que c’est la première fois que je fais autant de fioritures pour un document Word, mais bon. La lune, ça donne de l’inspiration. Il faudrait que je trouve autre chose pour mes autres histoires.

Quant à la couverture, c’était pour créer ma propre version imprimée (suite au Nanowrimo qui nous donne un exemplaire gratuit avec CreateSpace). Depuis, je me suis souvent amusée à faire les autres couvertures. Les résumés, c’est difficile quand même!

Finalement , est-ce que tout ça, ce sont vraiment des rituels? Peut-être pas toujours, mais en tous les cas, ce sont des petits caprices: pour s’inspirer, pour garder une trace, pour ne pas trop sortir de cette bulle enivrante qu’est l’écriture.

Et vous, vos rituels?

3 Comments


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    • juin 19, 2011

    Je n'en ai pas vraiment (j'aimais boire du jus de pamplemousse et manger des gâteaux, mais y'en a un qui a râlé parce qu'il parait que je m'empâte... alors je fais plus ça :/) Mais, là je viens de me dire que mes bonnes résolutions de sauvegarde (genre carte SD et clef usb) ça fait un bon moment que je ne l'ai pas fait... Genre depuis janvier... Oups, pas glop si quoique ce soit arrive !

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    • juin 19, 2011

    Je dirais que tu as plus de rituels (ou des mises en place) de graphiste, de technicienne. En tout cas personnellement, si je me mets à la mise en page (même pour mon propre plaisir parce que les éditeurs veulent le moins de mise en page possible) ou si je retourne à la recherche, je suis foutue pour l'écriture. Ayant monté plusieurs livres, je trouve très difficile de résister quand je veux vraiment écrire. Quand je veux écrire, j'arrête même de lire. À côté de moi, j'ai des cahiers de notes, des feuilles imprimées de mes recherches, j'ai des photos, des cartes postales, si j'ai un plan avec des colonnes pour le physique, pour les dates, il est imprimé. Je ne consulte tout ça qu'au besoin. Et surtout, surtout, je résiste à Internet, quitte à m'isoler et me déconnecter. Je me lance des petits défis: tu ne regardes pas tes courriels avant d'avoir écrit tant de pages (parce que moi je ne marche pas encore au mot). Comme un bon chien, je me récompense pendant les pauses.

    • Oui, mais au début c'était du word et c'est tout, mais après, j'avais quelques soucis quand je voulais du 6x9 pouces ou ce genre de choses. Il fallait tout me retaper la mise en page. Alors on développe des petits trucs. Et oui, j'aime le graphisme et ça me donne l'occasion de construire le monde autour du monde.

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