Mode lecture et écriture

Je m’étais promis que, durant ma semaine à Québec, je passerais mon temps entre la lecture et l’écriture. Nous ne sommes que mardi, mais c’est déjà un pari tenu!

À cause de Jo Ann, je me suis inscrite au camp nanowrimo et il avance dangereusement vite. Le principe est le même que le nanowrimo, mais permet de profiter de l’été et des vacances pour écrire un roman de 50 000 mots (et attention: c’est en juillet et en août, donc une possibilité de 100k).

J’admets que je triche un peu: je suis dans une histoire en cours (oui, en novembre, je me réserverai une nouvelle histoire, mais pour l’instant, je veux seulement terminer le Cercle félin). En cinq jours, j’en suis déjà à près de 20k, mais je n’ai pas de gros mérite puisque je connais les personnages et que je suis bien immergée dans l’histoire. Commencer un nouveau monde, c’est quand même plus compliqué, parce qu’il faut tout mettre en branle: le lieu, les personnages, la situation initiale, etc. Là, je n’avais qu’à continuer une histoire bien entamée. 

Ah, oui, j’ai découvert que Le cercle félin aura trois tomes. Je dis ‘découvert’ parce que ça m’a tombé dessus, comme ça. Durant la route Montréal-Québec, j’ai eu un flash pour la fin (je dirais plus: une illumination), mais comme je suis verbomotrice autant en vrai que par écrit, je ne peux pas tout boucler en deux tomes, mais avec trois, ça devrait le faire. Pour l’instant, ça dégouline de romantisme bonbon et j’admets que j’ai hâte que cette partie soit terminée (ceci dit, elle compte pour la suite de l’histoire, mais je sais que Paumadou a hâte que… disons… que le 13 ans+ devienne 16 ans+). Coquine, va!

 

Et le mode lecture?

Avant de partir de Montréal, j’ai dévalisé une bibliothèque de romans jeunesses (juste 4 ou 5 romans pour la semaine). J’ai d’abord lu Un jeu dangereux de Marie-Aude Murail. J’avais déjà lu deux romans d’elle et bien qu’il ne m’avaient pas emballées, j’avoue que ça m’avait bien divertie. Au début du récit, j’étais vraiment intriguée par la mise en place de la secte secrète (on sent que c’est un jeu, mais le mystère est bien ficelé). Il y a aussi quelques expressions agréables et l’écriture coule bien, mais je dois admettre que la fin m’a plutôt déçue. Dommage.

Sinon, je dois avouer que je suis vraiment fan de Charlotte Gingras. J’ai pris trois romans d’elle pour la semaine et j’avais déjà lu, il y a un petit momentLa liberté? connais pas (un bijou!) ainsi que La disparition. Ce matin, j’ai lu La fille de la forêt. J’avoue que l’auteure a le don de créer de belles images et de jouer avec nos sentiments. Pour l’instant, ce sont toujours des enfants pris dans des situations intenses: une mère folle, la mort d’un proche, l’abandon, etc. Dans cette histoire, il s’agit d’une orpheline qui vient de la nature et qui est emmenée dans une famille d’accueil, en ville. Comme tous les romans de Charlotte Gingras, il y a des des personnages forts et des situations qui nous entraînent dans un tourbillon. Cette fois-ci, c’est un roman qu’on aurait envie de voir au cinéma tellement les images sont fortes. C’était quand même moins touchant que La liberté? Connais pas, mais j’ai quand même un petit pincement au coeur vers la fin.

En marchant dans la ville, un peu après ma lecture, je me suis dit que Charlotte Gingras, c’était dur pour le coeur, mais bon pour l’âme. On lit vite, mais on a besoin d’un petit temps mort, juste après. J’ai déjà hâte de lire les autres romans d’elle que j’ai récupéré (Ophelie et Un été de Jade). C’est à suivre, donc!