Ophélie

Toujours dans ma phase de lecture, un autre coup de coeur signé Charlotte Gingras. Décidément, il faudra qu’on me donne des noms, car j’aurai du mal à trouver un autre auteur jeunesse qui arrive à me transporter de la sorte avec des mots aussi simples. Le ton, comme toujours, est d’une justesse remarquable. Des mots simples et percutants, des images fortes, des bouleversements émotifs incroyables à chaque fois que je referme l’un de ses livres. 

C’est la même chose dans le cas d’Ophélie: une ado mal dans sa peau à qui Jeanne, une écrivaine rencontrée dans une conférence de classe qui lui offre un cahier pour écrire contre la mort. C’est ce carnet auquel nous avons accès. On suit l’inconfort et les questions de la petit Ophélie, on se questionne avec elle. Dans un monde comme celui-ci, pourquoi les adultes mettent-ils des enfants au monde? Pourquoi tant d’enfants dont on ne s’occupe pas? Qui va se souvenir de moi? Pourquoi? Pourquoi? On est dans le tourbillon avec elle, puis il y a une découverte: un lieu pour soi, puis la rencontre avec Ulysse et l’adoption d’un chien. Tout compte fait, elle arrive à trouver un chemin pour se faire confiance, pour faire confiance aux autres, aussi. 

Il y a plusieurs liens à faire dans ce livre avec La liberté? Connais pas. C’est peut-être pour ça que je l’ai bien aimé. Le rapport au dessin, à l’art, la façon dont le prof reconnaît l’artiste en elle. C’est beau, du début à la fin. Même le mari a décidé de le lire, celui-là.

Il ne m’en reste qu’un de Charlotte Gingras à lire. Petit mari a suggéré que je revienne à Québec la semaine prochaine. Il doit trouver que c’est bien que j’éclate en larmes après un bouquin. En tous les cas, il trouve que ça me change de l’ordinateur (mais je soupçonne que c’est les petits repas qui l’intéressent).

Je verrai. Pour le moment, je savoure les mots et les personnages qui proviennent de ma lecture.