Décembrons!

Après novembre, le mois de l’écriture, voici décembre et pour les nanoteurs, ce n’est pas le mois préparatoire des festivités de Noël (quoique j’ai fait mon petit sapin), mais le mois de la correction. Pour la plupart, il s’agit de corriger le livre écrit durant le Nanowrimo, mais moi, comme il ne me plaisait pas vraiment (et qu’il n’est pas terminé), je reprends mon premier tome du Cercle félin que j’ai écrit l’été dernier.

Corriger est une partie qui ne me plaît pas beaucoup, je l’avoue. Ce n’est pas le même sentiment intérieur. Pas la même ivresse. Quand j’écris, je me laisse guider par le récit et les personnages. L’histoire m’habite. Je suis dans une bulle. Même quand je suis dans le métro, je revisite des situations, je songe aux possibilités, j’invite des mondes. Au fond, quand j’écris, j’écris partout et j’y pense toujours.

Quand je corrige, c’est différent. Les personnages n’existent plus et seuls les mots comptent. On vérifie une phrase, on regarde si elle se dit bien, on enlève une virgule, on remplace une ligne, on tue un paragraphe, on vérifie comment cette règle s’applique et si les espaces insécables sont tous au bon endroit. Il y a des moments où j’adore le faire, mais d’autres où je trouve que la tâche est lourde.

Il faut dire que je n’ai pas beaucoup de choses à revoir pour le moment, mais comme j’écris sans plan (ça fait 3 tomes quand même), quand je reviens au début pour réviser, ça m’effraie de repasser, parce que je sais que ce sera plus difficile de bouger des pièces. Si j’enlève quelque chose, j’ai peur de devoir tout reprendre à un certain moment.

Touchons du bois. Pour l’instant, ça va.

Allez tout le monde, avant les festivités de Noël… décembrez!