Est-ce que je change de titre?

J’ai envie de changer de titre, mais je suis nulle en titre. Je déteste les titres. Pourquoi on doit trouver un titre? Il faut que ça ne dise rien, mais que ça dise tout, que ce soit beau, touchant, accrocheur, juste et tout le reste. Je peux écrire une brique de 300 pages, mais le titre, lui, arg! Chaque fois, j’ai l’impression de rester sur ma faim. Sauf pour La mémoire de l’ombre, mais sur cinq tomes, ça ne s’applique qu’aux trois premiers. Enfin, bref…

Aujourd’hui, c’est La perte qui me cause problème. Dans mon histoire, Charlotte perd son fiancé au début du roman. C’est beau, c’est poétique, la mort et tout le reste. C’est lourd aussi, parce que tout n’est pas simple dans la mort et dans ce qu’il reste de la vie. Chaque fois que les choses s’améliorent, elle a un autre coup dur. Vous savez, ces gens sur qui le destin semble s’acharner? Bien voilà, c’est elle. Je creuse le désespoir, puis la joie, puis le désespoir encore une fois. Quand on très heureux, la chute est d’autant plus longue, il paraît, peut-être parce qu’on tombe de plus haut?

Alors voilà, j’hésite. Et je continue d’avancer dans mon vieux brouillon (chapitre 12).

Nouvelle proposition
La perte