Le week-end dernier, j’étais à la cabane à sucre dans la famille du côté de la femme de mon père (ouais, c’est compliqué, disons que c’est ma famille adoptive). Chaque fois, on apprend les nouvelles de tout le monde: X est en couple, Y ne l’est plus, Z est enceinte. Cette année, tout le monde ne parlait que des deux nouveaux bébés qu’il y aurait à Noël.

Mon père (qui est la plus grosse pipelette du monde entier) me fixait avec un gros sourire. Il s’en serait mangé les doigts pour que j’annonce la bonne nouvelle et que j’ajoute: « ben non, y’en aura trois cette année ». Fausse couche oblige, chéri et moi, on se sent un peu coincés. On n’ose pas partager la bonne nouvelle « juste au cas ». Dire les bonnes nouvelles, c’est chouette, mais l’inverse l’est un peu moins.

C’est là que je me suis demandé: c’est quand le bon moment pour l’annoncer? Des deux futures mamans, la première était enceinte de 5 mois et demie, la seconde quatre semaines… et mon père qui désespérait de s’auto-proclamer futur papi. Je ne vous dis pas la pression! Nous, on attendait le rendez-vous chez le médecin, juste pour être sûr, juste pour ne pas s’emballer trop vite.

Le rendez-vous était ce matin et tout s’est très bien déroulé. D’ailleurs, la crevette qui dévore mon énergie depuis deux mois l’a utilisé a bon escient, parce qu’il y a bel et bien un coeur qui bat quelque part par là…