Deux histoires me trottent dans la tête ces jours-ci. Habituellement, je n’en commence qu’une, mais comme mon esprit est disparate, les deux sont déjà entamées. Pas de premier chapitre ni pour un ni pour l’autre (environ 4-5 pages chacun).

Pour le premier récit, Trois jokers pour l’amour, je sais très exactement où je m’en vais (je ne dis pas que mes personnages n’en font pas à leur tête en cours de route, mais bon). Les situations, les lieux et la manière d’être de mes trois personnages principaux sont là, bien ancrés dans mon esprit. Qu’est-ce qui m’arrête? Je ne sais pas. Le temps, l’énergie, la motivation…

Pour mon autre histoire, La main de Dieu,  je n’ai que des bribes. Trois ou quatre situations qui finira par inspirer les évènements. Dans le fantastique, c’est la façon dont je procède. Je me laisse porter par les personnages: ce sont eux qui mènent le bal. Il faut dire que dans une histoire comme celle-là, sombre et un peu sanglante, ça me plaît d’être déroutée et de ne pas avoir de canevas trop défini. Le problème, c’est que les moments de latence peuvent être longs. J’en veux pour preuve Le cercle félin qui a pris près d’un an avant de vouloir être écrite. J’avais bien un chapitre, mais j’ai fini par le mettre de côté avant de le reprendre l’été dernier (8 ou 9 mois plus tard). Hop, les 3 tomes sont sortis d’un coup, en un peu moins de quatre mois. Parfois, ça prend du temps pour arriver quelque part.

J’attends de savoir laquelle de ces deux histoires voudra passer la première (si l’une d’elle veut bien se donner la peine de vouloir se manifester). D’ici là, j’ouvre mes fichiers, je corrige le début, j’essaie de forcer la suite. Quand ce n’est pas naturel, j’arrête, je passe à l’autre texte. À ce rythme, ça prendra des siècles. Heureusement, je suis sûre que je finirai par me laisser capturer par mes personnages. Il reste encore 15 jours au moins d’avril. Tout n’est pas perdu!

3 thoughts on “Ce qu'on écrit en avril…”

  1. Pourquoi est-ce que tu n’écris pas tout simplement les scènes qui te démangent d’écrire, les « favorites », celles qui semblent le plus le fun? Ou bien cette période de latence est caractéristique de ton processus d’écriture pour tous tes romans?

    1. Parce que j’en suis incapable! Il faut que j’écrive l’histoire du début à la fin, on dirait que je ne peux pas faire autrement. Ça m’arrive rarement d’écrire un bout « isolé », sauf dans d’autres genres de littérature (ça m’est arrivé 2 fois, c’est dire!).
      En fait, la latence est dû au boulot (besoin d’espace pour créer) et peut-être en partie aux hormones 😉 Mais j’émerge doucement! D’ici 1 mois, je serai en feu (enfin, j’espère!)

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