Je ne vais pas mentir, quand j’ai su que le CampNano était en juin / en août plutôt qu’en juillet / août, j’ai stressé. Je n’étais pas encore en vacances, j’étais à cheval entre trois histoires, sans parler de la correction d’un manuscrit qui stagnait et de bébé qui, avouons-le, aime bien décider combien de temps je peux rester devant l’ordinateur. Il fallait casser la routine, briser la fatigue de la fin de la session et se jeter quelque part, s’embarquer pour une nouvelle aventure pour éviter de rester amorphe. Bien voilà. J’y suis allée tête première.

Pas même à la moitié du parcours, je dois dire que je m’impression moi-même, pas tant pour le nombre de mots que pour ma concentration sur l’histoire elle-même. Les mois précédents, je m’étais éparpillée dans différents projets, incapable de m’embarquer pour un récit long, un peu sur ceci, un peu sur cela. Au bout de 13 jours, voilà que La main de Dieu prend forme. Tellement que je viens de boucler la première partie du roman. Une sur trois, à mon avis. Je ne parle pas de tomes (pour l’instant), mais de sections. Pour le reste, il faut voir si l’histoire débordera au-delà de deux-cents cinquante pages (pour le moment: il y en a 98).

Alors quand on me demande à quoi sert le CampNano, pour ma part, je répondrais qu’il sert à se concentrer sur un projet précis et nous aide à l’atteindre. Au lieu d’ouvrir la télé, écris. Au lieu de flâner au lit, écris. Partout: dans le bus, dans le métro, au café. Tous les moyens sont bons pour songer à son histoire et à ses personnages. Mieux que ça: mes vacances débutent à peine que mon projet est déjà sur les rails. Il ne reste qu’à le pousser à destination!

Je vous entends me dire: c’est facile de dire ça alors que je vais bientôt passer la barre des 50 000 mots, mais là n’est pas mon véritable défi, puisque tous mes romans tournent autour de 85-90 000 mots. À ce rythme, je peux cependant terminer mon premier jet avant la fin du moins de juin et ça, c’est quelque chose. Et pour ceux qui ne peuvent en faire autant, il vaut mieux 10 000 mots dans son ordinateur que dans sa tête. À mon avis, le plus difficile, c’est de démarrer l’histoire. Une fois que les balises sont jetées, c’est plus facile à écrire.

Et je ne peux pas dire que l’option des statistiques ne me plaît pas, car chaque fois que j’ai un nouveau 1000 mots, je cours changer mon WordCount sur le site (et dans mon fichier excel). N’empêche, on voit que j’ai eu quelques jours de vacances, ces derniers temps, parce que la courbe augmente dangereusement vite! Aujourd’hui ou demain, je devrais franchir la ligne d’arrivée des 50 k, mais ce qui compte encore plus, c’est de terminer le roman.

En juillet, je me consacrerai à la correction de mon manuscrit. En août… à la reprise d’une autre histoire. Vous savez tout. C’est année, ce sera ça, mes vacances…

 

2 thoughts on “Le CampNano, ça apporte quoi?”

  1. De très bonnes remarques sur l’intérêt du Nano. Bon, lâche que je suis je n’ai même pas songé à faire le camp Nano, mais mon coeur t’accompagne ! 😉

    Cela me parait très intéressant de se fixer un objectif de mots, et donc de quitter un peu le projet pour toucher quelque chose de plus concret, se pousser à écrire quoi qu’il arrive.

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