En décembre dernier, je terminais Un mari encombrant, un roman de chick-lit sur le thème du divorce. Une histoire dont la mise en situation m’était venue en tête il y a des années! Une femme dort aux côtés de son petit ami quand son mari débarque après huit ans de séparation pour obtenir le divorce. Inutile de dire que les choses se corsent et que les scènes de ménage sont mémorables. Depuis, le titre a changé et est devenu Pour le meilleur et pour le pire (reste à voir si on gardera celui-ci).

Comme à mon habitude, quand j’écris, j’ai tout jeté sur papier en quatrième vitesse. J’aime démarrer avec une atmosphère, et là c’était électrique, puis j’ai laissé le filon se tisser devant moi, même si j’avais de bonnes pistes de ce vers quoi je tendais. Résultat: 267 pages et 107111 mots. J’en mets toujours plus, parfois ça m’emmène autre part, parfois non. Quand on écrit, on se doit de lancer des perches dans plusieurs directions et voir vers où les personnage tendent. Personnellement, j’ai lu trop d’histoires de ce genre où l’on sent que l’auteur intervient constamment. Je trouve que ça nuit à la crédibilité de l’histoire. En tant qu’auteure, mon travail, c’est de créer des personnages qui se tiennent et de les suivre dans leur aventure (tant intérieure qu’extérieure). J’insiste sur ce point: je les suis, je ne les pousse pas (même s’il me plaît de leur tendre quelques pièges, oui Jo Ann, je sais, je suis parfois cruelle, mais la vie n’est pas toujours douce, elle non plus).

Début juillet, après un blitz d’écriture, j’ai repris les corrections. Après une première lecture, je me suis arrêtée au chapitre 13. Ça s’embourbait et ça n’apportait rien à l’histoire (ouais, moi les personnages secondaires, euh…) Tant pis,on coupe. J’ai retiré deux chapitres et demi, en ai fusionné deux autres. Au quinzième (ou au dix-huitième, c’est selon), les choses sont reparties. Tellement que je me suis mise à lire plutôt qu’à corriger. Suis retombée amoureuse de mes personnages. Ouais, juste ça. Tant pis pour les corrections, je voulais revivre la fin. Et hop!

Évidemment, le texte a subit quelques coupures (les miennes, mais surtout celles de mon éditrice) et il risque de repasser sous le scalpel dans les prochaines semaines. De 267 pages, le voici à 209 et ne contient plus que 79547 mots. Oui, près de trente mille mots en moins. Pas mal pour un premier passage. Ceci dit, il me reste à corriger les derniers chapitres et à peaufiner certains détails pour rendre le tout plus cohérent. Avec de la chance, je vais terminer les premières corrections cette semaine et le laisser dormir quelques jours avant d’entreprendre le second passage. Après… je le renverrai à l’abattoir.

Je ne suis pas prête à dire que je préfère la correction à l’écriture (loin de là), mais la satisfaction qu’on ressent lorsqu’on corrige un texte est très différente. On voit très certainement quelque chose de plus abouti chaque fois qu’on referme le document. Je ne sais pas encore à quel point, mais tant que j’ai la sensation de l’améliorer, je continue.

Par contre, pour le lire, il faudra attendre janvier 2013.

2 thoughts on “Presqu'un nano de moins”

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