Ressources pour femmes enceintes [2] – Boire et manger

Le plus difficile, pour moi, a été de me restreindre sur des choses que j’aimais. Café, bière, vin, sushis… Comme j’ai fait une fausse couche l’an dernier, j’avais décidé de boire du décaféiné pendant les premiers mois. C’est affreux et on a intérêt à le boire chaud, autrement, c’est pire! Chéri a expérimenté le lait de soya ou d’amande au chocolat qu’on mélangeait à 50% avec du lait normal. Ça, c’est mioum, mais ça n’enlève pas le goût du café. Vers le cinquième mois, j’ai fait des mix de cafetière (50 % déca, 50 % café) pour finalement boire les deux cafés permis par mon docteur. Ah! C’est tellement bon, le café!

Depuis ce jour, j’en prends presque tous les matins.

Pour les sushis, j’ai appris qu’on pouvait demander des sushis cuits et là où je vais, chez Atami, ils sont drôlement bons. Pas autant que la Geisha dont je rêve dès que j’aurai expulsée, mais je vous jure que ça comble ce besoin. Par contre, quand on va au resto durant la grossesse, on dirait que tout ce qui a l’air alléchant, ce sont des plats auxquels on n’a pas le droit: moules, tartare, tatami… et c’est toujours ce qui est en vedette! D’ailleurs, je n’ai jamais vu chéri en manger autant… à croire qu’il le fait exprès!

Pour l’alcool, j’ai surtout détesté qu’on me plaigne parce que je n’y avais pas droit, alors qu’en réalité, je n’en avais même pas envie (surtout au début). Après, je traînais ma bière sans alcool pour faire « cool » dans les party et que les autres cessent de me plaindre. Trois bières sans alcool existent dans mon coin: la Beck, la BitBurger Drive et la Bavaria. Respectivement à 9.99$, 6.99$ et 5.99$ pour 6. Devinez quoi? La dernière est la meilleure et goûte vraiment la bière (blonde, tout à fait normale, rien d’exotique ici), mais elle reste plus difficile à trouver (allez au Chamard, à Repentigny, ça vaut le détour et c’est moins cher qu’ailleurs). Ça ressemble au décaféiné… autrement dit: à boire très froid, autrement ça goûte les céréales et c’est mauvais.

Par contre, j’ai adoré me faire des drinks au jus. Le Perrier, ça sauve des vies. Jus d’orange, perrier. Jus de raisin, perrier. Autrement, les jus sans alcool sont boostés en sucre et moi… je ne bois jamais de jus ou de liqueur, alors… c’était trop sucré pour moi. Et l’eau, bien… c’est plate. Du coup, j’avais toujours un tas de trucs à boire et je ne me suis pas sentie trop à l’écart des autres. La preuve, certains pigeaient dans mes réserves…

Dans les restos, par contre, ça manque les boissons sans alcool. Même la bière. J’ai trouvé certains endroit où il faisait un mohito sans alcool, mais la plupart du temps, il fallait que je me contente d’un thé glacé ou d’une limonade. Économique, c’est sûr, mais plate quand on sort… et on est sortis pas mal souvent, ces derniers temps!