Resurrection d'Édith Kabuya

Hier, j’ai dévoré la suite du roman (car on avait droit à la première partie en ligne) d’un petit moyen gros bouquin d’Édith Kabuya. Dur à dire vu la taille de la police, des espaces, de l’épaisseur du livre ou de ce qu’on lit (qui reste toujours trop court). Dévoré, c’était le mot. Quand j’ai relevé les yeux, c’était pour chéri au téléphone: « Qu’est-ce que tu fais? ». Euh… je lis? Ai pas vu passer les trois heures de la matinée.

D’abord, n’essayez pas ça à la maison: après trois heures de lecture, y’a des tits picots noirs sur l’écran de l’ordi et des zones floues. C’est pas super chouette. Autrement, je vous autorise à le lire de façon modérée. Après tout, c’est un roman qui se lit vite. Les blogues en parlent un peu partout, inutile de vous redonner le résumé, mais les personnages sont chouettes (bon, j’ai eu la chanson de Batman dans la tête toute la journée puisque le personnage principal s’appelait Robin), mais je dois dire qu’à quelques reprises dans le récit, Édith arrive à sortir légèrement des sentiers battus. Juste pour ça et parce que c’est un premier roman, wow. Chapeau, jeune fille!

Bon, je dois le dire, j’ai une sale manie de savoir la fin avant la fin et souvent, ça m’énerve, mais ici, c’était correct. La raison est évidente. Quand on lit Madame Bovary, y’a tellement de détails qu’on finit par ne plus remarquer celui qui fait la différence. Dans tous les romans que je lis depuis quelques temps, on laisse des indices gros comme le bras. Comme si tout devait servir. Autrement dit… à mi-chemin, je savais déjà qui était le coupable. Bon… ça m’arrive souvent, alors peut-être que j’ai juste un sixième sens, mais il y a des livres que je supplie, à la fin, de me jouer un tour. Ce n’est pas le cas ici, mais ça reste un bon moment de lecture dans lequel on ne s’ennuie pas une seconde.

C’est assez fille pour moi, mais assez gars pour chéri. Je vais essayer de lui refourguer, tiens. Il n’aime pas beaucoup les histoires d’adolescentes, par contre. Je crois que j’aurai plus de chance avec Averia, que j’achève aussi, tiens.

Avec tout ça, je réitère ce que je dis souvent: je déteste quand y’a plusieurs tomes. Faut attendre. Ces auteurs, ils sont désespérants, quand même!