J’ai terminé le premier tome d’Averia il y a quelques temps et je dois le dire, je n’aime pas lire des multilogies si je n’ai pas la suite. Bon, là, ça allait vu que j’avais déjà le tome 2 sous la main. Je passe le: fouille par ci et par là pour le retrouver sous la pile de document sur le bureau. Du coup, sachant que le tome 3 est pratiquement sur le point de tomber du ciel, je me suis dit… ok, go.

D’abord, la SF, ce n’est pas mon genre de prédilection. Je n’ai pas assez d’imagination pour visualiser les cossins et les bidules qu’on nous décrit. Par contre, Patrice reste zen. On s’en tient au strict minimum pour comprendre l’histoire et on se colle aux personnages. Et quels personnages! Enfin des femmes fortes! De sales caractères, aussi! Pas des nunuches qui se plaignent que la vie est ainsi faite et qui attendent M. Super héros. Ah!

Dans le premier tome, on suit les soeurs Seki et Myr. Ça m’a fait penser à la Plaisanterie de Kundera, quand le personnage se retrouve en prison pour avoir signer une pétition et finit par mourir pour une cause pour laquelle il s’en fout. Une situation absurde et pourtant, pas tant que ça. Et si Seki est un peu celle qui a l’air de subir tout ça, elle finit rapidement par comprendre qu’il faut agir si elle veut que ses décisions soient respectées. Là, ça décolle tout seul,mais j’avoue que ça pris un temps avant que la lecture n’avance roule toute seule. Et puis à la fin, on fait « c’est tout? » Ouais… c’est énervant, ça.

Et puis BAM, on ferme le livre et on oublie Seki. On se retrouve dans le deuxième tome avec Annika. De quoi faire « pffft! », mais ça commence fort et tout s’enchaîne plus rapidement que dans le premier tome (il faut dire qu’il est plus petit). Tellement que, je dois l’avouer, les bouts journalistiques, c’était du: « aweye, dépêche qu’on passe à la suite ». Ah, ça faut pas le dire, mais je le dis pareil. C’est tellement plus cru dans la tête d’Annika qu’on a hâte d’y revenir.

Annika, c’est du gâteau avec de la broche. C’est bon, même si ça reste coincée à certains endroits et on se force pour le manger parce que c’est délicieux. Patrice nous fait mal et j’avoue qu’on ne peut pas prédire la fin (avec un personnage pareil, c’est impossible). En plus, j’étais coincée chez le docteur, à lire avec le moton dans la gorge. Je me suis dit… le doc va penser que je fais un post-partum avant l’heure (un pré-partum? Ça existe, ça?) Du coup, il a fallu que j’attende mon retour à la maison pour lire la fin (et pour lui chialer après – juste un peu – sur twitter).

Le pire, c’est qu’il va nous sortir le troisième tome, Myr, et on va s’ennuyer de la petite Tharisienne. Vraiment… c’est pas du jeu. Je boude, mais que cinq minutes, parce que je vais le lire pareil. C’est comme ça. À ce stade, on veut la suite. Et on a drôlement hâte de voir les ramifications entre les personnages aussi.

Bref, pour ma première virée du côté SF depuis l’université… bravo Pat! Et retourne bosser qu’on ait la suite le plus rapidement possible!

 

2 thoughts on “Averia de Patrice Cazeault”

  1. Wow! Merci pour la critique!
    Hahaha! Parfait, une autre lectrice qui affiche son affection pour Annika! J’ai eu peur, au début. Personne ne l’aimait, cette pauvre petite. Pourtant, c’est une vraie soie 😉

    (Du gâteau avec de la broche, je la retiens celle-là!)

    Sérieusement, merci BEAUCOUP pour ce billet. C’est fort apprécié.

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