Hier, visite chez le doc. Rien de nouveau en fin de grossesse. Pression élevée, pas assez dilatée, mais la tête descend. Elle regarde mes papier: hum… date d’accouchement prévue: demain. Euh… non. On a dit le 14, pas le 4. Elle revérifie… retombe sur le 4. Arg! Quoi? Sérieux? Elle me fait le strepping (décollement du col de la tête) et m’envoie à Ste-Justine pour passer des tests plus poussés.

S’ensuit une aventure dont je me serais bien passée. Comme la pression est élevée (ce qui, chez moi, équivaut à être une donnée variable aux 2 minutes), j’attends chéri, on file à l’hosto, on reprend ma pression, on me fait des prises de sang (j’ai faim, donc je ne me sens pas très bien), on me branche sur moniteur (coeur du bébé qui galope + contractions que je n’ai pas). Tout est beau, sauf la fichue pression. Le docteur sur place vérifie mes infos, me répète que ma date, c’est le 4, puis suggère de m’hospitaliser et de partir le travail mécaniquement. Euh? Quoi? Là là? Oui. Stress. Sans compter qu’il m’explique que tout ça fait augmenter mes chances de finir en césarienne. Pour la pression, vraiment… y’a pas plus idéal. Moi qui n’ai jamais été hospitalisée et jamais eu plus qu’une foulure à la cheville.

Avant que je parte, le docteur reçoit mon bilan sanguin, trouve que mes résultats sont beaux, me propose de rentrer chez moi jusqu’à cinq heures, de revenir pour me faire poser un ballonnet pour ouvrir mon col et de me faire hospitaliser le lendemain pour partir le travail. Je suis tellement contente de rentrer que je dis oui à n’importe quoi. Du coup, bain rapide, on boucle la valise, on mange vite fait (il est 3h, on n’a pas dîner et j’ai faim!) puis on repart. Comme des idiots, on dit à tout le monde… ça y est! C’est le moment! Ou presque… et pas dans les conditions qu’on voulait, mais bon… autant voir le bon côté des choses…

De retour à cinq heures à l’urgence obstétrique, il n’y a presque plus personne. On attend, on rencontre l’infirmière qui nous dit que si je suis à 2 cm, je pourrai rentrer chez moi sans le bidule au ballon. Chéri et moi, on marche le corridor comme des olympiens, sauf pour ce qui est de la vitesse. Non, mais… quand même! Ça travaille dans ce coin-là! Essayons de mettre toutes les chances de notre côté.

L’externe me reçoit une bonne demie heure après, me fait répéter toutes les informations, lève les feuilles du dossier, retrouve ma première date d’accouchement (tsé, le 14?), vérifie avec mon échographie, revérifie avec mon docteur par téléphone. Ah… bien… peut-être qu’on précipite un peu les choses…  Non, sérieux? On reprend ma pression: parfaite. On revérifie mon bilan sanguin, le test du monitoring bébé… évidemment, tout est OK. Ah bien… vous pouvez retourner chez vous, finalement. Revenez vendredi, on va faire un suivi (tests sanguin + monitoring), le docteur sera là, il pourra vous refaire un strepping. Chouette! (sentez l’ironie ici, quoique, je préfère ça au reste).

Du coup, ben… retour à la case départ. Le mot de code de chéri: le dindon reste au four (il ne sortira sûrement pas pour l’action de grâce) et ce ne sera sûrement pas un joueur de foot (on n’a pas eu de ballonnet).

Autant en rire, pas vrai?

9 thoughts on “Une fausse alerte”

  1. On se demande bien pourquoi les parents (bon avant c’était surtout les mamans, mais maintenant les pères sont aussi pas mal dans le coup) se souviennent toujours de leur accouchement!

  2. HAHAHA! Quel billet savoureux.
    On va dire que c’était une répétition avant le grand jour. 😉

    Mais là, répète après moi : un accouchement, c’est un show que les parents ne contrôlent pas, mais là pas pantoute ! Tu m’en reparleras. hihi

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