Moi et la fin des histoires…

Quand j’écris, il est rare que mes fins soient réussites. C’est tout un art de conclure sur une bonne note, de surprendre le lecteur et de se dire, voilà, c’est ici que ça se termine ou, en langage cinématographique: COUPEZ! (ou it’s a wrap). Personnellement, je ne sais jamais quand m’arrêter. Sauf peut-être pour La mémoire de l’ombre (cinq tomes, non mais… j’ai aucun mérite: il fallait bien finir un moment donné). Par contre, niveau surprise, il est assez fréquent que je surprenne le lecteur (bon, pas toujours), mais rarement à la fin (je suis friande des fins heureuses, ceci explique cela).

Par contre, en tant que lecteur, je dois avouer que je déteste deux sortes de fin:

  1. Les fins que l’on sent venir depuis un bon moment et qui ne nous surprend pas. Exemple: dans un récit policier, quand on découvre qui est le meurtrier très tôt dans l’histoire et qu’on espère se tromper, puis non. Il y a une certaine déception à ne pas avoir été dérouté. À la limite, ça arrive, mais moi, ça m’arrive souvent. J’ai vu le méchant très tôt dans Ressurection et compris ce qui allait se passer dans L’impasse. Et quand je demande à d’autres… personne n’a rien vu venir. Le problème vient peut-être de moi, mais ça m’énerve quand même. La preuve que le lecteur aime être dérouté à la fin. Bon, en romance, c’est pas toujours ça… enfin… passons.
  2. Les fins qui tombent à l’eau, qui nous font miroiter quelque chose de grandiose et puis… plouf. Plus rien. L’exemple le plus marquant: Twilight, à la fin, quand on se prépare à la MEGA bataille de la mort qui tue et que… devinez?… il ne se passe rien (soyons amis… super, tout est réglé. fin). Quoi? Lire 250 pages de préparation à la guerre pour absolument rien? Arg!

Cette semaine, grâce à iPad et iBooks, j’ai lu Halo, l’amour interdit (déjà, le titre… je ne le comprends pas, alors…) Il s’agit d’une histoire d’amour avec un ange. C’est la première fois que je lis un truc qui met en scène un ange (mais comme j’ai adoré City of Angels, vu 10 ans après sa sortie… bref… passons). Comment était la fin? Moche comme tout. Du genre, laissons traîner les choses et bouclons tout en une phrase pour finalement faire une trilogie. QUOI? Euh… sans façon, merci. On peut s’arrêter là. Hors de question que je lise la suite.

Bordel… c’est donc si dur de faire une bonne fin?

Ouais 🙁