Les incomplets

Quand j’ai commencé à écrire, il y a trois ans, je craignais de terminer une histoire et de ne plus rien avoir à écrire. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Il m’arrive parfois de me dire que je ne corrigerai jamais rien. Sur mon ordi, j’ai un tas de récits incomplets. La preuve que j’ai trop d’idées et pas suffisamment de temps pour écrire. Et pourtant, j’écris vite (soyons honnêtes… j’écrivais vite)!

Si je fais le décompte, j’ai cinq histoires incomplètes (et des bien entamées, en plus). Sans parler d’un début de novella (oui, vous pouvez rire) et deux idées dont il n’y a que quelques pages écrites. C’est pas le boulot qui manque, quoi.

Et même si la plupart du temps, le tout reste dans mon ordi, quand on me demande la suite d’une histoire qui n’est pas terminée… ça m’angoisse. Je ne sais plus sur quel pied danser, tiraillée entre mes personnages et mes différents fichiers, à me demander qui je vais sauver de la noyade aujourd’hui. En même temps, j’ai rarement l’inspiration pour plus qu’un récit, quoique je travaille sur deux, ces temps-ci. Même si j’écris La leçon de Dieu (qui va devenir Un cadeau du ciel), j’essaie – en même temps – de rectifier les incohérences et de boucler La marque du loup. Avant 2013, ce serait bien, pas vrai?

Même si je suis en congé, il y a des jours où j’ai vraiment la sensation que je croule sous le boulot. C’est une illusion, bien sûr, mais…

Y’a pas un clône dans la salle?