La romance avec Kleypas

Je suis tombée dans la marmite des Lisa Kleypas ces derniers jours (pour ceux qui me suivent sur facebook ou sur Goodreads, inutile de dire que j’ai dévoré ses livres, vous les avez vu défiler). Je ne mentirai pas, j’ai bien aimé (autrement je ne les aurais pas lu) et j’ai beaucoup aimé lire six livres autour d’un même lieu (La ronde des saisons fait 5 livres, mais il y en a un que j’ai, par hasard, lu juste avant les autres, Les blessures du passé, et il fait partie de la pré-série – aussi nommé 0.5). Coup de chance? Ouais.

Ce que j’aime dans les romans de Kleypas? L’écriture. Elle est belle, facile, on y plonge comme dans du chocolat. J’ai apprécié que chaque roman se tienne séparément (on peut les lire indépendamment des autres, bien qu’il soit plus agréable de les lire en série, voire dans l’ordre).

Ce qui est moins bien, c’est la structure. Toujours la même (on pourrait dire la même chose dans la plupart des romances historiques, mais… non, ici, c’est particulier). Outre le fait qu’on lise l’histoire de six jeunes filles en quête d’un mari, on va toute assister à leur défloraison (oui oui, sans exception, avec toutes les répliques usuelles et clichées sur l’étroit passage) et, comme à l’époque, il y avait des mariages de convenance, on va également mettre plein de danger et de secrets inavouables pour que les protagonistes soient sûrs que l’un aime l’autre jusqu’au sacrifice ultime de sa propre vie (le gars, la fille, ça dépend). Sachant que tout se passe, pour les 5 derniers, en deux ans ou à peu près, ça en fait de l’action! Une fois, c’est mignon, deux… OK… après, c’est à se demander si c’est pas un peu exagéré. Euh… oui (surtout dans une série, on voit un peu la redondance).

La recette: les personnages sont des vrais aimants. Ils s’attirent un peu beaucoup, pire que tout dans la vie et exclusivement des autres (ce sont tous des hommes virils et débauchés qui deviennent complètement monogame). Le lieu est immense et les protagonistes tombent toujours l’un sur l’autre dans un couloir perdu dans la nuit alors que Mlle n’a pas de chaperon. Sur six, juste une ne perdra sa virginité lors de sa nuit de noce (mais dans ce cas, c’est le début de l’histoire, ils vont s’aimer plus tard) et c’est toujours à la demande de la demoiselle, bien sûr. Bref… une fois, c’est chouette, mais cinq, voire six… ça se ressemble.

Les filles ont toutes un caractère bien à elle et on les apprécie. Pour les hommes… ils ont un histoire singulière, mais pour le reste… ils ont pratiquement été fait dans le même moule.

J’avoue que la recette m’aurait parut moins apparente si du temps s’était écoulé entre les six livres. Autrement, j’avoue que j’ai trouvé l’écriture charmante et que je ne me suis pas arrêtée avant la fin (c’est bon signe, non?) Et même si la dimension historique est loin d’être « mon genre », ça ne m’a pas déplut. Du tout. On y prend même goût…

La note positive? Je vais laisser passer du temps, mais j’y retournai certainement.