Le paradoxe de l'écrivain

En cherchant sur mon blogue, je me rends compte que je n’ai pas encore écrit mon billet sur le paradoxe de l’écrivain, mais il me semble bien avoir parlé d’un ou deux trucs. Tant pis si je radote. Ça me tentait, ce matin… Bref, écrire, ça nous place parfois dans de drôles de situations. Heureusement, la plupart du temps, c’est dans notre tête. Quelques exemples?

  • Relire son texte et faire: « hein? Wow, c’est moi qui ai écrit ça? » et, paradoxalement, le texte suivant, avoir le goût de foutre le feu à son canapé. Je suis excessive, je l’ai déjà dit? Se consoler en se disant que seul un texte sur trois me rend pyromane.
  • Se dire qu’on arrêtera jamais d’écrire puis recevoir une lettre refus et se dire… « pourquoi j’écris, moi, déjà? »
  • Recevoir quarante commentaires super beaux et un moyen puis se dire… « pourquoi j’écris, moi, déjà? » (Il y a des jours où l’écrivain ne voit que le négatif… heureusement, il reste un jour dans la semaine où ce n’est pas le cas).
  • Être dans le top 10 Amazon avec une autopublication et rire quand un « vrai » éditeur se dit heureux d’être en 15e place (mouahahah) (oui, l’écrivain est mesquin, parfois)
  • Écrire un roman en trois semaines et recevoir plein de bons commentaires. Prendre six mois, en recevoir beaucoup moins et, évidemment, des moins bons (morale de cette histoire: la vie de l’écrivain est injuste… enfin… non. La vie de tout le monde est injuste, en général).
  • Dormir, être harcelé par son personnage et se réveiller en lui disant: « non, mais tu me laisses dormir, bordel? », et ne plus se rendormir. *soupir*
  • Passer de la joie en recevant un commentaire qui dit: « Ça, c’est ton meilleur roman » à la perplexité: euh… bon, et les autres, j’en fais quoi? (le diable te disant: fout le feu!)
  • Songer à son testament en se disant… et tout ça, j’en fais quoi? Misère! Je ne suis pas sortie de l’auberge! (sans parler que c’est à la seule chose à laquelle j’ai songé). (Oui, l’écrivain n’a pas d’argent à gérer, c’est bien connu. Et ça, y’aura toujours quelqu’un qui le voudra. Pour le reste…)
  • Lire son histoire et (re)tomber amoureuse de son personnage qui est… ma foi… une saleté. Du genre que, dans la vraie vie (par rapport à la fausse), jamais tu ne pourrais aimer un gars comme ça. JAMAIS! Et pourtant… (oui, l’écrivain est bizarre dans sa tête).

Je dois en avoir cinquante comme ça. Hein? Cinquante? Bordel, je pourrais les écrire et faire un Cinquante nuances de l’écrivain. Ça se vendrait comme des petits chats chauds (au féminin, évidemment).

Et dans ma tête, ce billet ne ressemblait pas du tout à ça, mais dans le bordel de ma tête, voilà ce qui en est sorti.

Bon ok, j’ai eu mon fou rire, je peux commencer mon samedi. Bon week-end!