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Demain, c’est la rentrée des profs. Lundi, le début des cours. J’ai un chouette horaire, mais j’ai quand même un brin d’angoisse. Surtout quand j’anticipe l’organisation travail / famille. Ce qui signifie, en gros: vivre la garderie, avec un horaire fixe (savoir qu’à telle heure, fiston doit être là et que je dois le reprendre à telle autre heure). Sans parler de la possibilité d’avoir tous les virus du monde (bah oui, la garderie… hein?) et d’espérer trouver un peu de temps (hormis la nuit) pour préparer (revisiter un brin) mes cours et corriger les travaux.

Mais bon, je vais le faire, comme les 100 millions d’autres mères qui ont fait la même affaire que moi tous les jours, sans en mourir. Ça n’empêche pas que c’est un brin stressant et que j’ai hâte d’avoir une routine établie.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a une partie de mon cerveau en mode prof. Les plans de cours sont faits, le site web est un peu remanié, les échéanciers sont en ligne, j’ai des bouts de powerpoint repris, j’ai des projets lancés dans l’univers et qui semblent inspirer d’autre monde, bref… ça commence à rouler. Je crois que les travaux qu’ils auront à faire sont le fun et j’espère juste que les étudiants vont embarquer avec moi.

La mauvaise nouvelle, c’est que je me sens encore déconnectée du monde de l’éducation. Quand on a été maman et écrivain pendant presque 18 mois, forcément… je crains que les réunions ne m’assomment et me fassent regretter mon état brouillon, sans horaire, à suivre le rythme de bébé. Structurer un cours relève du défi, dans ces cas-là, mais je vais sûrement reprendre la main d’ici quelques jours (euh… lundi, date butoir).

Sinon, je me suis accrochée à un texte pendant les 13 premiers jours du mois de janvier à en sortir des tas de mots sous pression. Mais là… il faut que je ferme mon côté de cerveau qui exige beaucoup trop de moi afin de donner de la place à tous ces étudiants qui seront en classe dès lundi prochain. Après, j’essaierai (remarquez le choix du mot) de faire une case horaire au petit écrivaillon en moi.

Avec tout ça… espérons que je n’ai pas trop perdu la main!