Les belles histoires…

L’an dernier, Chloé (alias Doudou Queen) m’a permise de lire son roman, qui s’intitulait à l’époque Le temps d’un été. À ce moment-là, j’étais fatiguée, je ne lisais que des manuscrits depuis des semaines et, je l’avoue, je n’étais pas très motivée à en lire un de plus. J’ai dit à Chloé que je ne lirais pas tout de suite, mais j’ai ouvert le document et j’ai lu une ou deux pages, juste pour voir le ton… et je n’ai rien compris de ce qui se passait. Rien de rien. Du genre… WTF? C’est quoi ce début de malade? Il a fallu que je poursuive ma lecture pour vérifier que ce n’était pas une erreur, et puis je suis tombée dans le piège. J’ai été prise par l’histoire. Trois heures plus tard, j’avais lu son roman. Dévoré.

Et là, je lui ai demandé ce qu’elle allait en faire. J’étais déjà sûre qu’il serait accepté partout. C’était doux, fort, et l’écriture coulait bien… Quand elle m’a dit qu’elle espérait faire partie de la famille Milady, je n’ai pas hésité, je l’ai passé en douce à mon éditrice en écrivant des choses genre: « c’est beau », « elle a quelque chose, cette fille », « tu vas adorer ». Résultat: un contrat à la clé dans un temps record et une marraine de manuscrit assez fière du résultat. Quand on voit ce qui se publie, parfois, on se dit qu’on est peut-être à côté de la plaque, mais finalement… pas tant que ça!

urlEt le roman est sorti… avec un nouveau nom: Le temps volé.

On ne va pas se mentir. Le numérique est assez boudé par le grand public. Et être dans la famille Milady ne change rien à l’affaire. C’est long. Notre nom est inconnu au bataillon, donc personne n’attend notre roman, même s’il est chouette (bah oui, quoi!) On reçoit des commentaires à la pièce. Mais ce n’est pas grave. Le roman existe. Il vit. Ça n’empêche pas les creux de vague, ceux durant lesquels on rumine sur notre sort et qu’on se dit que notre roman va tomber aux oubliettes.

Un beau matin, Chloé apprend qu’une lectrice a aimé son histoire (la bonne lectrice, celle qui s’occupe de vendre les droits à l’étranger) et qu’une autre lectrice a non seulement aimé, mais qu’elle voulait aussi publier ce roman… dans une autre langue. Eh oui. Moins de six mois après la publication de son histoire, ses personnages vont continuer de vivre… ailleurs!

C’est une belle histoire, à la hauteur de celles qu’écrit Chloé. Et je n’ai pas fait grand chose, sauf pousser un roman qui avait déjà des ailes. Avant que la version allemande n’arrive, j’espère que vous ne passerez pas à côté de cette jolie petite romance…

Oh et… j’oubliais. Pour célébrer la réédition de son roman Parce que c’est toi, la couverture du Temps volé s’est refaite une beauté. Qu’attendez-vous pour succomber? Chloé, c’est du bonbon. De la littérature qui fait du bien. N’hésitez pas!

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