Internet ne ment pas: c’est la rentrée! Enfin… pour ma part, c’est fait il y a belle lurette – j’en suis à la deuxième semaines de cours et il y avait une semaine de rentrée pour les profs. Cela dit, la session s’annonce aussi belle que stimulante!

Bref, c’est la rentrée! C’est donc le temps de retrouver son rythme de travail et de diviser ses journées de façon à ce que tout rentre à l’intérieur. Pour le moment, ça va encore. Mon nouveau bureau est pratiquement aménagé et, pour la première fois, je suis tout près d’une fenêtre. C’est chouette.

Pour ceux qui ne s’en souviennent pas: je reprends également mon tablier d’étudiante d’ici quelques jours (à la mi septembre). Qui aurait cru que je retournerais sur les bancs d’école quand j’ai abandonné mon premier doctorat? Certainement pas moi! Mais je ne vais pas me plaindre: j’habite à 5 minutes du boulot et à 8 de l’université. Cela dit, ce n’est pas la distance qui m’inquiète, mais la surcharge de travail à avoir plein de dossiers épars ici et là. Heureusement que le sujet me plaît!

D’ailleurs, je vais bientôt démarrer mon site affilié au doctorat que j’entreprends. Pour le moment, il est plutôt destiné à favoriser la réflexion autour de la romance, via un forum que j’ai mis en place. J’aimerais bien en faire une sorte de boîte à outils pour réagir devant les énormités qu’on nous sert autour de ce genre. Vous savez les phrases types comme: ce n’est pas de la littérature, il n’y a que les femmes qui lisent ça, c’est bourré de clichés, ça perpétue une image négative de la femme qui s’émancipe uniquement par l’amour…, mais – comme le dit le titre – je tiens surtout à réfléchir autour de la romance francophone. Qu’apportent les auteurs francophones au genre? Ne font-ils que répéter ce que la romance anglo-saxonnes fait déjà? Et quel est le rôle de l’éditeur dans ce contexte précis? Favorise-t-il l’émergence du renouveau ou cherche-t-il simplement à reproduire des schémas similaires?

Bref, peut-on, pour une fois, s’intéresser à ce qui est innovateur et vraiment intéressant au lieu de continuellement pointer ce qui tient du cliché et de de la redondance? La romance, c’est tellement plus qu’une simple dimension!

À noter que je débute seulement la thèse de doctorat (c’est un long processus de 4 ans), et plusieurs questions m’interpellent déjà, mais je ne pourrai en garder qu’une pour ma thèse. C’est pourquoi, dans un premier temps, les discussions tourneront autour de certains éléments de base: la définition de la romance, ce que l’on reproche constamment au genre, etc. Dans un autre volet, je vais m’intéresser à la romance typiquement francophone, non seulement en réfléchissant sur son contexte d’émergence, mais en essayant de créer un répertoire de ce qui existe dans ce domaine précis (ce qui n’est pas du luxe puisque le genre a longtemps été inondé par des traductions). Oh! J’oubliais! Dans tous les volets, la participation du public sera fortement souhaitée!

Et après? On verra là où l’inspiration me mène! Certes, je ne chômerai pas, et je risque de passer par plein de questionnement complexe à certains moment, mais peu importe. Si je n’utilise pas tout dans le cadre de ma thèse, l’information existera au moins quelque part!

Sinon… bonne rentrée à ceux qui plongent avec moi!

p.s.: je reviens bientôt pour vous parler d’Alice…