Novembre en une image

Portrait of kissing couple

Novembre a été chargé en écriture (oh oui), ce qui est assez rigolo puisque au premier jour du mois:

  • je ne pensais pas faire le nano
  • quand je me suis décidée, c’était pour continuer L’amour en sus (et oui, je vais le continuer… un jour!)

Dès le jour 2, la muse en a décidé autrement, alors je me suis jetée dans La promesse, un tome 2 qui n’aura finalement jamais de tome 1 (ou peut-être plus tard). Le plus ironique, c’est que j’avais essayé d’écrire le début / tome 1 il y a quelques mois.

Bilan de l’opération: 78 000 mots! Bon, la plateforme ajoute toujours des mots en plus alors mon compteur perso va rester à 76 000, mais c’est un détail, hein.

De quoi ça parle? D’un couple qui se retrouve quelques années plus tard dans le cadre d’un projet imprévu. Ils sont tous les deux mariés. Max a réalisé son rêve, pas Camille. Ils doivent oublier le passé pour travailler ensemble, en oubliant les non-dits… et leur complicité!

Certes, l’histoire n’est pas terminée encore terminée, mais j’ai déjà écrit la première scène à laquelle j’avais hâte d’arriver. Généralement, au bout de 3 scènes importantes, la fin s’annonce! De ce fait, je n’y suis pas encore!

L’extrait en question?

— Elle a dû avoir son fils super jeune! Quel âge elle peut avoir?

— Elle a vingt-six ans, répondis-je bêtement.

Je clignai des yeux lorsque l’information traversa mon cerveau. Le fils de Camille avait cinq ans? CINQ ANS? C’était impossible! Incertain, je me penchai vers l’étudiante qui avait pris sa place.

— Son fils aurait quel âge, déjà?

— Cinq ans, répéta l’étudiante.

Je sentis ma respiration se faire plus difficile et je reportai difficilement mon attention sur le spectacle en cours. En réalité, je ne voyais plus rien. Je ne pouvais pas croire la théorie ridicule qui me passait par la tête. C’était impossible. Camille n’aurait jamais osée!

Dès que la chanson de mon étudiant se termina, je repoussai ma bière et m’excusai auprès des autres, prétextant que mon genou me faisait un mal de chien et que je préférais partir. En réalité, j’avais besoin de calme. Je marchai longuement dehors, à l’air frais, mais ma tête bourdonnait à l’idée que je puisse avoir un fils inconnu. Dans le fond de ma poche, je retrouvai mon lecteur mp3 et je posai les écouteurs sur mes oreilles avant de retrouver la chanson qui m’avait dérangée, la semaine dernière : « Il a tes yeux, ton sourire, ton air taquin. Tout ce que j’aime de toi. » Je restai debout, sur le trottoir, à écouter ses mots avant d’entendre : « Tout ce que tu ne sauras jamais ». Je fermai les yeux, à bout de souffle, et me retins au mur le plus proche pour éviter de tomber à genoux. Soudain, j’eus la sensation que tout devenait clair : voilà pourquoi Camille n’avait jamais fait cet album, et qu’elle ne m’avait donné aucune nouvelle après son départ…

Comme si le poids continuait de s’accumuler sur mes épaules, je me penchai, puis posai un genou sur le sol tout en lâchant un gémissement douloureux. Pour une fois, cela n’avait à voir avec ma blessure, mais avec cette nouvelle qui venait de fracasser ma vie comme un caillou l’aurait fait d’une fenêtre. Qu’étais-je censé faire? Je récupérai mon téléphone, ouvris Facebook, cherchai Camille sur l’application. Même si nous n’étions pas amis sur ce réseau, je fouillai parmi ses photos, mais ne trouvai rien, puis tentai de retrouver son époux. Vincent… Quel était son nom de famille, déjà? Ah! Bouchard! Je passai tous les hommes qui avaient le même nom jusqu’à ce que je reconnaisse l’époux de Camille. Là, encore, je tentai de faire défiler ses photos, me retrouvai sur les fesses à la seconde où je tombai sur une photo de famille. Je zoomai sur l’image pour faire apparaître le plus petit visage sur mon écran. On aurait dit une vieille photo de moi. C’était… mes yeux, mon sourire… Tout mon portrait! Aussitôt, des larmes me brouillèrent la vue.

— Mon Dieu… j’ai un fils, murmurai-je.

Pour lire les premiers chapitres sur wattpad (le reste viendra!)