Qu'est-ce que je vais faire là?

Vendredi matin, j’ai laissé mon fils en larmes à la garderie (je l’avoue, il y avait un moton dans le fond de la gorge pour maman aussi), et je suis partie vers Québec avec une seule et même idée en tête: « qu’est-ce que je vais faire au salon du livre? » Mon roman vient de sortir, personne ne le connaît et je vais probablement ressembler à un vase posé dans un coin de la pièce que personne ne remarque.

Résultat? L’équipe d’ADA m’attendait, de bonne humeur, attentionnés. J’ai rencontré des auteurs que j’avais vu des tas de fois en photos (merci Patrice) et des futurs lecteurs qui ont été capturés par mes couvertures. D’ailleurs, ce que j’ai souvent entendu, c’est: « Wow, elles sont belles! » Oui, je sais! Merci au graphiste!

J’ai donc parlé de mon Isabelle, d’Alexander, de Simon, de pleine lune, de destin et de quête identitaire. J’ai parfois demandé l’âge des jeunes filles qui venaient se poster devant moi (oui, les tigres, ça attire les plus jeunes, mais le tome 2 est 16+) J’ai même vendu un roman à une maman plutôt qu’à sa fille (mais je pense qu’elles feront une lecture commune). Et parmi tous les tomes 1 qui sont partis vers des lecteurs aux yeux brillants, j’ai aussi dédicacé deux tomes 2. Et ça, c’est bizarre. Mais chouette, hein!

Durant le trajet du retour (je suis finalement partie plus tôt que prévu), je songeais à Aude, à Véronique, à Eve, à Jessie et à toutes les autres qui vont lire mon roman. Maintenant, c’est dans la tête de ces gens-là que mon histoire va vivre et pour qui Isabelle va exister. Et ça, c’est vraiment le plus cadeau qui soit pour une auteure.

Ah et… une petite anecdote au passage: ma couverture ressemble un peu à celle de la Saga du tigre. Quelqu’un a pointé mon roman et dit, à la personne qui l’accompagnait: « Ah oui, ce livre, il va sortir en film l’an prochain ». Hé bien… pas vraiment, mais on peut toujours rêver, hein?

Alors à la question: « Qu’est-ce que je vais faire là? », j’ai finalement trouvé la réponse: j’ai jasé, rencontré une équipe formidable, découvert des nouveaux auteurs, été surprise de toucher les gens en parlant de mon histoire et plus encore en leur donnant envie de la lire. Bref, j’ai semé des graines dans la tête de gens passionnés. Et c’était pas mal chouette. J’ai même eu un mini line-up de trois personnes qui voulait se faire dédicacer mon livre. Fou!

Vivement le salon de Montréal pour retrouver tout ce beau monde! Et cette fois, je saurai ce que je vais y faire!

* Et je n’ai pas de photos, car j’ai laissé l’appareil à chéri, mais Marie-Stef a prise cette image de moi…

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3 thoughts on “Qu'est-ce que je vais faire là?

  1. Un Salon du livre, ça permet de se sentir un peu plus écrivain: on nous fait sentir dans le milieu, parmi nos pairs. Pour les plus confirmés, ou les plus connus, ils disent que ça leur fait rencontrer leurs lecteurs.

    Alors nous voilà consoeurs!

    1. C’est surtout le fait de pouvoir parler de son livre qui est chouette 🙂 Même si « certains » écrivains sont plus fréquentables que d’autres, hihi.

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