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Maintenant qu’Alice est « dans la nature » et que mon histoire existe sans moi, je vois que certaines lectrices cherchent des extraits du tome 2… et de la suite! Ce matin seulement, deux messages assez rigolos se trouvaient dans ma boîte. Je vous avais prévenu: ma structure est très atypique! Autant vous le dire tout de suite: le tome 3 ne sera pas de tout repos, non plus! Il risque fort de vous faire pleurer encore! Et rire aussi (ouf!)

Avant de parler de la suite, je voudrais revenir sur le premier tome d’Alice. Comme je l’indiquais précédemment, cette série comportait cinq tomes à la base, mais j’ai fusionné les tomes 1 et 2 pour être ce qui est actuellement le premier tome.  De ce fait, bien des choses ont été coupées. Si vous êtes curieux, cliquez l’onglet ci-dessous… à vos risques et périls!

 

Ce qui a été retiré de l'histoire * SPOILERS *

Une nuit qui tombe dans l’oubli

Dans l’histoire originale, après leur première nuit, Michaël efface la mémoire d’Alice qui reprend sa vie comme si rien ne s’était produit. Et lui, il rentre à Chicago, plus déprimé que jamais de revenir dans sa morne existence. Il songe à partir en guerre contre Kaïl pour régler cette histoire, seul moyen de vivre heureux avec la femme dont il est éperdument amoureux. Mais il sait que le temps joue contre lui. Il y a une anecdote assez rigolote où il lui téléphone au bureau et elle le vouvoie avant de l’expédier en quatrième vitesse (c’est une femme très occupée, hein?)


Le roman de Michaël Falcon

Le premier tome original se terminait par l’anniversaire d’Alice, au 2e étage d’un restaurant de Montréal. Michaël passe sont temps à répéter à quel point elle est merveilleuse, au grand désespoir de son assistant qui est… un peu jaloux! Il y a de jolies répliques quand Alice le complimente sur son nouveau look (qu’elle a elle-même confectionné, évidemment). Lorsqu’elle s’installe à table, il prend place devant elle et tente, par tous les moyens, d’accaparer son attention. Elle avoue ne pas avoir aimé son dernier roman et il lui parle de sa prochaine idée: une histoire d’amour dans laquelle une femme tombe amoureuse d’un homme qu’il qualifie de « monstre ». Il utilise la métaphore de la cicatrice sur le visage et raconte que tout le monde soutient que ce garçon n’est pas fait pour elle. Après un accident, la jeune femme oublie son petit ami. Ironiquement, c’est la seule chose qu’elle oublie, alors il part en la laisse vivre en paix. Inutile de vous dire qu’Alice était en colère devant ce dénouement malheureux!

Plus tard, dans l’ancien tome 2, il écrit leur histoire de façon romancée, et ses protagonistes portent les noms suivants: Anna et Dan (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’enfant portera le nom de Danaël). Autre anecdote inutile: c’est également le nom de mon fils (mais mon fils est né bien après le roman, je tiens à le souligner).


Quand la mémoire revient

L’ancien début du second tome était: en trouvant le vieux journal de Jonathan Sanz dans son « nouveau » bureau, Alice va à Chicago pour faire la lumière sur les vieux écrits qu’elle y trouve. Désespéré de l’avoir perdu, Michaël fait tout ce qu’il peut pour essayer de stimuler la mémoire de la jeune femme, qui finit par retrouver certaines images. Quand elle se souvient de la créature qu’il est, Alice panique, puis devient carrément furieuse! Comment a-t-il osé lui effacé la mémoire? Inutile de dire qu’il passe un sale quart d’heure! C’est d’ailleurs Vern qui, sur le chemin de l’aéroport, lui raconte à quel point son maître était désespéré depuis leur séparation. Grâce à lui, elle revient, mais à une condition: ils feront les choses à sa manière et pas autrement. Prêt à tout pour obtenir cette seconde chance, Michaël accepte. Et c’est là que le roman a été fusionné à partir de la première nuit (car c’est également à ce moment qu’a lieue la rencontre avec Véra et la libération de Vern…)

 

Quant à la suite, eh bien, je peux déjà vous dire que mes tomes 4 et 5 seront fusionnés pour n’en faire qu’un. Alice sera donc une trilogie et la fin verra probablement le jour en 2017.

Que nous réserve ce tome… ah! qui sait? Mais pour vous donner un (tout petit) indice, je vous laisse les premières lignes…

Le début du tome 3 - non corrigé

Depuis trois jours, Dave installe de nouveaux filtres de sécurité pour empêcher les intrus d’accéder à ses données personnelles. Il rage de savoir qu’on a pu lui dérober trois de ses articles les plus prometteurs, surtout que ses données affiliées ont été récoltées par des recherches plus ou moins légales. Il craint de devenir la risée de ses collègues, surtout si l’article est publié avant qu’il ne retrouve le pirate informatique qui a osé lui faire un coup pareil. Un sacré pirate, d’ailleurs, car sans son journal de sortie, jamais il n’aurait découvert qu’une tierce personne a eue accès à ses fichiers privés. Et pour connaître la procédure, il sait pertinemment qu’il s’agit d’une manœuvre délicate…

Lorsque le téléphone résonne dans son bureau, c’est avec un léger agacement qu’il répond :

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Une certaine Anna Laroque est ici. Elle demande à vous voir.

— Pardon ?

Sur le moment, il croit avoir mal entendu, puis il bondit prestement de son siège pour vérifier l’accueil et, surtout, la visiteuse qui demande à le voir. Comme si elle percevait le regard de son patron derrière elle, la secrétaire se retourne vers lui. La bouche ouverte, Dave repose le combiné avant de faire signe à son employée que la femme peut passer. Pendant qu’elle marche jusqu’à son bureau, il cligne des yeux à répétition, croyant rêver. Et pourtant, il s’agit bien de celle qui, pendant des années, a disparu de son existence. Avec un sourire, elle entre dans son bureau et, de façon tout à fait naturelle, se hisse sur la pointe des pieds pour lui plaquer un baiser sur sa joue.

— Salut Dave. Surpris de me voir ?

Sans attendre sa réponse, elle referme la porte derrière elle et fait mine de détailler la pièce du regard.

— C’est joli ta petite entreprise. Ça rapporte ?

Sortant de sa torpeur, il jette :

— Attends… tu débarques chez moi comme si nous nous étions quittés hier, alors que ça fait… combien de temps, déjà ?

— Quatorze ans, répond-elle en prenant place sur la chaise devant le meuble. Et tu n’as absolument pas changé.

D’une main, il s’ébouriffe la tête et affichant un sourire niais. Si elle savait qu’il teint ses cheveux depuis déjà deux ans… Dès qu’il reporte son attention sur elle, il constate, étonné :

— En fait, toi… tu n’as vraiment pas changé. Tu es… exactement la même !

Il fait deux pas supplémentaires pour pouvoir continuer à percevoir le visage d’Alice, si ferme et si lisse, pratiquement inchangé depuis leur dernière rencontre.

— Mais c’est… incroyable, chuchote-t-il. Tu as quoi ? Quarante-deux ans ?

Elle lui envoie un regard noir.

— Depuis le temps, tu devrais savoir qu’on ne demande jamais ce genre de choses à une femme !

— Mais tu as toujours eu deux ans de moins que moi !

— Dave, je ne suis pas là pour ça.

D’une main, elle lui montre le siège qu’il occupait lorsqu’elle est arrivée. Pour la première fois depuis qu’elle est entrée, il détache enfin ses yeux d’Alice et s’installe à sa place.

— J’ai besoin d’un petit service, lui annonce-t-elle sans attendre.