Mes romans
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Voilà près d’un mois que je suis de retour sur les bancs d’école. Je vous l’avoue, j’étais terrifiée la première journée (tellement que j’ai oublié une réunion et que je me suis rendue au mauvais cours). Bref, après un départ assez étrange, je suis ravie d’avoir franchit le pas (merci chéri). J’aime bien avoir un temps juste à moi pour discuter littérature. Et vu comme je parle beaucoup, je crains d’énerver souvent les autres étudiants (tant pis pour eux).

Quelques constats, cela dit:

  • Je suis vieille. J’entends par là que plusieurs font le parcours régulier (baccalauréat, maîtrise, doctorat à la suite) et eux doivent avoir… la moitié de mon âge (nah, pas tout à fait, mais disons que je suis dans les plus vieilles héhé).
  • Je suis en retard, enfin… en ce qui à trait à mon projet. Quand on fait une maîtrise et qu’on poursuit au doctorat, on a déjà un bout de cadre théorique. Moi, je pars d’une table rase, et si ça m’angoissait face à des dix-neuvièmistes, au début, maintenant ça va. On s’y fait. J’ai l’air d’un alien, mais qu’importe? (j’ai l’habitude).
  • Devant les autres, il faut apprendre à dire qu’on écrit de la romance, qu’on en publie et qu’on aime ça, qu’on ne veut pas faire une recherche trash pour parler des clichés. Non, non, il y a plein de choses à dire sur ça. Au-début, j’étais gênée d’arriver avec un projet sans cadre théorique (j’en ai un, mais il est un peu boiteux, vu que je travaillais dans un champ complètement différent avant), surtout devant des gens qui ont une idée très précises de leur sujet. Et puis… j’ai lâché prise. Je suis la fille qui fait de la romance (hé, c’est toi qui fais dans la romance?  yep!) Pas de souci. Je m’assume. Le plus chouette, c’est quand j’interviens sur Kundera ou Beauvoir. Là, on voit que je ne suis pas trop à côté de la plaque héhé.
  • À ce sujet, l’expérience compense beaucoup. On ne le dirait pas, mais un baccalauréat et une maîtrise en littérature, ça aide à argumenter quand vient le temps de parler des textes lus. Et le côté prof aussi. Ça aide à expliquer les choses… et à survivre aux oraux (ils s’en viennent!)

Sinon, même si le début était un peu cahoteux, j’adore mon cours du lundi. Je décroche complètement de la vie pendant 3 heures et j’embarque dans tout ce que dit ma prof. Je voudrais faire son cours tout le temps, même si ça ne m’apporte rien de concret pour la thèse (c’est un cours d’écriture). Et je me régale. Je fais un court texte chaque semaine, très souvent en lien avec ma mère (va falloir que je lâche le filon), mais ses mises en scène me plaisent bien (sans oublier que ça fait très bizarre d’avoir un travail corrigé quand on est prof).

Bref… c’est un bon début, mieux que tout ce que j’anticipais. On ne va pas se plaindre! Et pourtant, j’anticipais beaucoup!

Sinon, pour la thèse, j’ai des tas de trucs à lire, mais ce cours se donne sur une année, et comme je suis à temps partiel, je prends le temps de bien faire les choses. Tiens, ça change, pour une fois…