Le soleil est en nous

Ces jours-ci, il fait gris. Il pleut de façon incessante (rassurons-nous, il ne neige plus!) Après cet interminable hiver, on sent que les gens ont besoin de soleil. Ils sont tout aussi gris que le ciel, et je ne fais pas exception à la règle.

Hier matin, je vais porter mon fils à la garderie, puis j’attends le bus pour aller au travail. Ce n’est pas loin, mais il pleut et je n’ai pas de parapluie. En plus, je peux attendre le bus dans l’entrée du métro, bien au sec. À bout des sièges, une fille est dans sa bulle, son sac accroché au bras traînant sur le siège voisin. Je prends donc le siège du centre et il y a une femme dans le siège de gauche. Il reste donc deux places, de chaque côté de ma personne.

Un monsieur s’avance, veut s’installer là ou le sac traîne. Il attend, devant le siège, mais la fille ne relève pas les yeux, signe qu’elle est vraiment dans sa bulle. Dans une zone probablement plus ensoleillée que celle de notre réalité. L’homme fait un geste pour qu’elle enlève son sac. Elle ne le voit pas. Peut-être qu’elle ne veut pas le voir, je ne sais pas. Dans ma tête, je me dis qu’il pourrait juste glisser le sac vers le bas et prendre la place qu’il convoite. Non. Le monsieur rumine et vient s’installer sur l’autre siège disponible (à ma gauche) et passe son temps à grommeler en anglais en se penchant pour lancer des regards noirs en direction de la fille (à ma droite) qui n’a sûrement rien vu / entendu parce qu’elle était dans sa bulle.
Et moi, j’ai souri comme une idiote, quand j’ai compris que ce gars venait de bousiller sa propre journée en étant frustré pour rien. J’espère qu’il ne l’a pas été trop longtemps!
Morale de cette histoire: le gris qui nous entoure ne devrait jamais contaminer le soleil qui est en nous.

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