La romance francophone

forum de discussions
Vous devez vous identifier pour créer des messages et des sujets.

Qu'apporte la romance francophone au genre?

Pages 1 2 3

Oui, je sais, je ne fais pas dans la dentelle, mais j'attaque déjà avec une première question compliquée: longtemps boudée par les maisons d'édition, la romance francophone n'a pas seulement émergée, mais complètement explosée depuis quelques années. J'en veux pour preuve le nombre de maisons d'édition nées pour en publier, et les plus connues qui s'y sont mises. Effet de mode? Appat du gain? Peut-être bien, mais ce qui m'intéresse, c'est: depuis que les auteurs francophones ont pignon sur rue, voyez-vous un vent de renouveau? Trouvez-vous que la francophonie transforme (même si ce n'est qu'un peu) le genre? Alors... qu'apporte-t-elle?

J'attends vos réponses, je reviendrai poster un début de réflexion par la suite 🙂 (mais oui quoi, je ne vais pas vous laisser faire tout le boulot).

Pour l'instant, j'ai surtout l'impression qu'elle copie les américains.

On peut trouver des textes différents (en numérique) par le contexte, la façon d'aborder le couple... Mais il faut se rendre à l'évidence, ce ne sont pas ceux-là qui cartonnent.

La romance francophone, j'en ai lu pas mal, mais peut-être pas assez pour dire exactement ce qu'elle apporte au genre.

Ce qui est certain c'est qu'elle apporte le style de l'auteur, la façon d'écrire, de tourner les phrases, le vocabulaire. Quand comme moi, on aime autant apprécier le style que l'histoire, lire un auteur francophone c'est génial.

Quoiqu'il en soit ce que j'attends de la romance francophone, c'est qu'elle se démarque soit par des personnages atypiques. (Il y en a peut-être chez les anglophones, mais je ne suis pas certaines qu'ils arrivent tous en francophonie.), soit par l'apport de la culture française (ou une autre culture si l'auteur n'est pas français). Situer une histoire en France, ou même ailleurs avec un personnage français, c'est déjà un grand pas. Quelques auteurs francophones situent leur romance en Amérique, je veux dire on a déjà des milliers de livres qui se passent là-bas. Pas que je n'apprécie pas ces romans, l'écriture de l'auteur est toujours là, mais ici aussi on a des légendes que l'on peut exploiter en bit-lit ou en paranormal, on a des manadiers ou des champs de courses si on veut transposer la niche cowboy, on a de grandes villes pour les héroïnes urbaines, et notre histoire est assez riche aussi pour avoir de bonnes romances historiques.

Tiens, la France devrait lancer une niche culinaire avec des cuisiniers :p Il y en a un qui sort bientôt d'ailleurs, chez Blackmoon il me semble.

Ah! Ça c'est intéressant!

Quelques auteurs francophones situent leur romance en Amérique, je veux dire on a déjà des milliers de livres qui se passent là-bas.

Souvent, ces auteurs n'ont pas envie de situer leurs histoires ici, il y a eu un débat il y a quelques temps, mais je suis d'accord, ça manque. Surtout quand on sait que ça peut rapporter plein de touristes!

ce que j'attends de la romance francophone, c'est qu'elle se démarque soit par des personnages atypiques. (Il y en a peut-être chez les anglophones, mais je ne suis pas certaines qu'ils arrivent tous en francophonie.)

Ça aussi j'aime bien, mais encore faut-il que les maisons d'édition suivent (et les lectrices aussi). Souvent, ils attendent la mode US pour vouloir ce genre d'histoires (triste, mais vrai). Et même dans ces cas-là, ça ne se transpose pas toujours dans la culture locale (ex: la dark erotica).

Il est vrai qu'il manque cette touche qui différencie les francophones des anglos, mais chaque chose en son temps, j'imagine ?

(Dit la fille dont le roman à sortir se passe en Angleterre.) (Mais j'ai une excuse, vous savez ?)

Peut-on dire qu'on peut distinguer la romance US de celle qui est british? Je ne pense pas. Par contre, le lieu paraît être un lien plus évident (ou naturel).

Je pense qu'on peut apporter une couleur locale... Par exemple, je vois que chez HQN et Milady, ils publient des romances avec des joueurs de rugby, qui est effectivement un sport assez important dans l'hexagone. Sans prétendre que ça n'existe pas, je n'ai jamais rencontré de romance anglo sur le rugby... Ça va être du basketball, du foot américain, du hockey, du golf; des sports qui sont importants là-bas. C'est juste un exemple.

J'avais un peu de mal à interpréter la question, jusqu'à ce que je me demande : pourquoi est-ce que je veux écrire de la romance? Qu'est-ce je prétends apporter en ajoutant ma pierre à un édifice qui, il faut le reconnaître, n'en manque pas?

Je pense que j'aimerais mettre en avant des sujets qui me touchent (il faudra en reparler dans la section appropriée), partager des choses que j'aime et que la romance n'a pas forcément déjà beaucoup abordé. Mais est-ce que ces sujets sont liés à ma langue natale? Est-ce qu'ils ont un rapport avec le fait que je sois francophone? Je ne sais pas... Je n'ai pas l'impression. Je crois qu'ils pourraient aussi bien être écrits en anglais, et probablement que je le ferais si je m'en sentais capable.

 

D'autres questions qui me turlupinent ces temps-ci: pourquoi les éditeurs ont-ils tant attendu avant de publier de la romance francophone? Est-ce parce que c'est plus simple de choisir dans un lot de "best-sellers"? La romance est-elle le dernier genre du lot à avoir été autant traduite?

Citation de idmuse sur 24 septembre 2016, 22 h 03 min

D'autres questions qui me turlupinent ces temps-ci: pourquoi les éditeurs ont-ils tant attendu avant de publier de la romance francophone? Est-ce parce que c'est plus simple de choisir dans un lot de "best-sellers"? La romance est-elle le dernier genre du lot à avoir été autant traduite?

Ils n'ont pas attendu parce qu'ils en ont toujours vendu, mais c'est honteux, des romans de gare, les histoires qui ne peuvent pas être présentées aux prix littéraires. Et si tu ne peux pas être primé, c'est du bas de gamme. Si on était honnêtes, Levy et Musso seraient classés soit en romance soit en SFFF (fantastique), voire les deux ! Mais on les laisse sous l'étiquette littérature générale parce que ça fait tache. :-p Tu crois qu'ils accepteraient d'être transférés dans les nouveaux labels ? J'ai comme un doute...

AJOUT : Je n'ai jamais lu Françoise Bourdin, qui est également dans le palmarès des grands vendeurs, mais avec un résumé comme celui-là...

C'est bien tout le souci!

On fait tous de la litt. générale dans ce cas!

Oh wait... ce sont des hommes! Mais nah, ce n'est pas possible que ce ne soit que ça... hein?

Pages 1 2 3

[Pour s’inscrire]