La romance francophone

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Qu'apporte la romance francophone au genre?

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Chez City, je n'ai lu qu'un seul roman bien que d'autres me fassent envie. Néanmoins, il était assez bon. Après je pense qu'ils choisissent des romans publiables tel quels.

J'ai lu une interview de l'éditeur qui expliquait, qu'il estimait que l'auteur était maître de son oeuvre et qu'il ne se permettait pas de lui demander de changer ses choix artistiques. (Ce n'était pas dit tout à fait comme ça, mais c'était l'idée). Après c'est un choix qui se défend. De plus rien ne dit qu'ils ne sont pas attentifs à des petites erreurs d'incohérence, ou de grammaire. Il faudrait demander à un auteur publié chez eux pour savoir.^^

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Un jour je vous parlerai de ma hiérarchie d'éditeurs 🙂 Mais disons que ce genre de procédés n'est pas au top de ma liste 😉 hihi

Autrement dit: on peut dire ce qu'on veut pour se soustraire d'un vrai boulot éditorial.

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L'argument « l'auteur est maître de son texte » est tellement l'argument le plus idiot !

Tout texte, d'auteurs confirmés ou pas, on besoin de direction éditoriale. Personnellement, un éditeur qui n'en fournit pas, je fais une croix dessus. Et je ne parle pas uniquement de correction, mais vraiment d'édition, dans le sens premier du mot.

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J'ai retrouvé le lien de l'interview.

Ils se dénudent pour vous…

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Je me demande du coup comment se passe dans la collection "plus littéraire"...

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Dire "on ne touche pas au fond" revient à dire "on veut du prémâché, prêt à publier, si possible avec une bonne fanbase, merci, bisou".

Et là, on est en droit de se demander ce que l'éditeur apporte de plus par rapport à l'auto-édition...

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Citation de Mary sur 29 septembre 2016, 21 h 20 min

Et là, on est en droit de se demander ce que l'éditeur apporte de plus par rapport à l'auto-édition...

 

Sans parler des corrections éditoriales, car je trouve moi aussi que c'est important. Néanmoins, un éditeur comme City apporte son lectorat, ses moyens de promotions, une correction orthographique professionnelle (du moins je l'espère), une couverture, une mise en page, etc.

Et si encore si on peut se poser la question pour une édition uniquement numérique, après tout on peut payer des professionnels ou se faire aider par son réseau d'amis.

Pour le papier, il n'y pas photo, il apporte les exemplaires, et les libraires, puisqu'ils sont distribués de partout, et là il y a une grosse différence avec l'auto-édition qui ne sera vendu qu'en ligne, au libraire du coin et éventuellement en salon.

 

 

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On sort un peu du sujet, mais : moi, j'en suis revenue, des corrections éditoriales. Disons que j'ai toujours une opinion sur ce qu'il faudrait faire pour rendre un roman meilleur... mais j'ai compris que ce n'était que ça : une opinion. 🙂

Je veux dire par là qu'identifier des points à améliorer m'arrive aussi souvent sur des livres déjà publiés (et déjà passés par les corrections éditoriales) que sur des manuscrits non publiés. J'ai aussi déjà demandé à des auteurs des modifications que des lectrices m'ont reprochées. Donc, en fin de compte, j'ai du mal à déterminer en quoi ces faiblesses perçues, que les corrections éditoriales sont censées corriger, se distinguent du simple goût personnel.

Et on pourra toujours défendre qu'il y a une petite base objective là-dedans (c'est bien possible), mais, pour autant, on voit tous les jours des bestsellers et autres blockbusters hollywoodiens avec un tas de ces « faiblesses »... Alors, on peut se la jouer critique littéraire ou cinéma et émettre des jugements sur ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, ce qui est bien, ce qui est moins bien, mais, en fin de compte, les lecteurs/spectateurs s'en contrefichent, et c'est toujours par hasard s'ils valident notre jugement.

Tout ce qu'on peut dire sur l'utilité des corrections éditoriales, c'est qu'elles peuvent être une façon d'uniformiser une collection en laissant sur chaque livre l'empreinte de la directrice littéraire... Ça peut avoir du sens au niveau marketing, pour favoriser la confiance des lecteurs en une collection donnée (ils savent que s'ils aiment un titre, il y a des fortes chances pour qu'ils aiment les autres, vu qu'ils sont tous passés à la moulinette de la même personne). Mais, au niveau artistique, en tout cas, c'est une pratique très difficile à défendre.

Je comprends pourquoi les corrections éditoriales sont devenues une preuve du sérieux d'un éditeur : c'est effectivement un investissement, et on ne peut pas les mener sans un minimum d'expérience et de compétence non plus. Certes. Mais il faut faire attention aussi à ne pas tout renverser : à la base, ces corrections ne sont pas « un service à l'auteur », mais au contraire une exigence de l'éditeur qui vise à rendre le texte plus conforme à ses critères, ce qui, en général, signifie « plus commercial, plus facile à vendre ». Même si les auteurs et les éditeurs sont parfois liés par une passion commune, il ne faut pas oublier que leurs intérêts, objectivement, sont opposés. Quand on parle d'investissement, ce n'est pas de la charité, de la bonté d'âme; c'est une façon pour l'éditeur de maximiser ses profits. Et, s'il pense que c'est nécessaire, il n'hésitera pas à scrapper tout ce qui rend votre manuscrit unique et personnel... Et on pourra toujours vous dire que c'est pour votre bien, puisque c'est pour vos ventes; mais un écrivain peut aussi avoir d'autres ambitions que de se remplir les poches.

Pour moi, il y a vraiment un côté « vendre son âme au diable » quand on pactise avec un éditeur; et je le dis en tant qu'éditrice... 😛 On a beau vouloir le meilleur, c'est comme un démon qui prend possession de soi pour nous faire faire le pire (pas toujours, mais parfois). Il y a peut-être quelques minuscules structures, associatives ou non-profit, qui y échappent, mais, à mon humble avis, il y a surtout beaucoup d'hypocrisie. Parce qu'on fait cela par choix, par passion, on ne sent pas légitime de cracher dans la soupe ou d'aborder des sujets épineux...

Citation de Jo Ann v. sur 29 septembre 2016, 16 h 42 min

Tout texte, d'auteurs confirmés ou pas, on besoin de direction éditoriale.

Hmm... est-ce que ça implique que l'autoédition, par définition, vaut moins que l'édition tradi? Ça m'étonne, parce que tu proposes toi-même en lecture des textes qui n'ont pas bénéficié de direction éditoriale...

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Citation de Jeanne sur 2 décembre 2016, 18 h 46 min

 

Citation de Jo Ann v. sur 29 septembre 2016, 16 h 42 min

Tout texte, d'auteurs confirmés ou pas, on besoin de direction éditoriale.

Hmm... est-ce que ça implique que l'autoédition, par définition, vaut moins que l'édition tradi? Ça m'étonne, parce que tu proposes toi-même en lecture des textes qui n'ont pas bénéficié de direction éditoriale...

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