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Que recherchez-vous dans la romance?

 

Souvent, on parle de la romance comme d'un genre répétitif, avec une structure déjà établie, pleine de clichés, etc. Et si beaucoup de romances utilisent des rouages connus et prévisibles (et ce n'est pas le seul genre qui le fait), il y a quand même quelque chose qui la distingue: celle de décrire et de mettre en scène le sentiment amoureux qui est, à mon avis, le plus magique qui soit.

Et vous? Qu'est-ce qui vous plaît dans la romance?

J'aime arriver à la fin du roman avec un « awwww » bien cruche au bout des lèvres en ayant passé un bon moment. Si je souris tout le long, c'est un + ; si je meurs de rire, c'est un + ; si j'ai pleuré, c'est un ++, parce que plus que tout, j'aime ressentir tout plein d'émotions. Et j'ai mis un ++ pour pleurer parce que j'aime recevoir des claques dans mes lectures, ça veut dire que je ne m'attendais pas à ça et c'est toujours mieux quand on est surpris.
En réalité, ce que je ne veux pas surtout pas, c'est lever les yeux au plafond au cours de ma lecture tellement c'est prévisible ou incohérent ou juste stupide, et avoir envie d'envoyer de massacrer ma liseuse à la fin.

Entièrement d'accord avec la dame ci-dessus, qui a exprimé les choses mieux que je ne l'aurais fait moi-même.

Citation de Mary sur 31 août 2016, 15 h 59 min

Entièrement d'accord avec la dame ci-dessus, qui a exprimé les choses mieux que je ne l'aurais fait moi-même.

😀

Ce que je recherche dans la romance, c'est avant tout des émotions, ensuite des personnages avec une personnalité et une psychologie bien travaillée qui me font vibrer, et une histoire qui tienne la route.

Un style que j'apprécie est un plus. 😉

Je suis d'accord aussi avec les émotions, mais, en même temps, si je cherche à pleurer, je sais que je peux aussi lire Tadeusz Borowski et ses récits de camp de concentration*, et si je cherche à rire et à pleurer en même temps, alors il y a les romans autobiographiques de Cavanna... Enfin, disons qu'on trouve tout ça en dehors de la romance et même souvent en plus fort.

Donc j'appuierais plutôt Suzanne. C'est trop compliqué de retrouver la citation exacte, mais dans le livre Everything I Know About Love I Learned from Romance Novels de Sarah Wendell, l'auteure Julia London parle de cette envie de revivre encore et encore cette magie de l'amour naissant... surtout une fois qu'on est casée depuis un moment et que l'amour se transforme, inévitablement. Quand j'étais plus jeune, c'était au contraire une projection, une aspiration, un espoir (le livre que j'ai mentionne parle exactement de cela aussi, d'une manière générale). Maintenant, c'est une façon de vivre 1000 autres vies parce que, dans la réalité, j'ai fait mon choix.

Dans la chick lit, on voit souvent l'héroïne peiner à trouver « le bon », mais moi, je trouve que c'est l'inverse : ce qui est difficile, c'est de se limiter à un seul... 😛 Alors, la romance nous offre ce fantasme : et si on pouvait en avoir cent (tous plus beaux et plus doués les uns que les autres, bien sûr), et si on avait pris une toute autre voie, choisi un tout autre homme...? D'une manière plus large, j'apprécie aussi de me mettre dans la peau d'une autre personne, de voyager dans un autre lieu, dans une autre profession, et la romance permet cela très facilement. Déjà, parce que c'est centré sur une femme et sur des enjeux féminins, contemporains. Et puis peut-être parce que le sentiment amoureux, quand il est bien décrit, crée justement cette empathie immédiate, car nous l'avons toutes vécu. C'est comme le mélange parfait de familiarité (l'amour) et de nouveauté (le cadre, les personnages).

* En fait, non, je ne peux pas, parce que je suis snob et que je tiens à le lire « dans le texte », et c'est vraiment difficile de trouver des bouquins en polonais ici.

Quand je dis pleurer, c'est pleurer à cause d'une déclaration ou d'une révélation qui me bouleverse.
Sinon, si j'ai juste pour pleurer parce que le monde, vivement l'Apocalypse, ça va, je suis servie (vu que j'écris autant de drames que de romances, je lis autant de drames que de romances). Je préfère quand c'est « beau », quand même. O:-) Alors je préfère pleurer en lisant une romance. De loin. Sinon j'ai des cauchemars (j'ai un cerveau qui aime la surenchère : si je vois quelque chose qui ne me touche pas plus que ça, il va me le transformer en gore et me l'offrir en cauchemar).

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