Ce matin, j’ai finalement rencontré mon parrain d’écriture de l’UNEQ et je dois dire que j’ai été très heureuse de notre première conversation. En général, je crains toujours de ne pas être à ma place, de trop demander aux autres ou de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attend de moi. Cette fois, je craignais de tomber sur un écrivain prétentieux (oui, il y en a) ou sur quelqu’un qui voulait me donner la science infuse (un peu comme les professeurs d’université et leur pédagogie du genre : “moi je sais, toi, tu écoutes”). Pourtant, je suis avide d’apprendre, de travailler, de m’améliorer, de réfléchir sur mon travail (autrement, je n’aurais pas soumis mon texte), mais j’espérais quand même “tomber” sur quelqu’un avec qui je m’entendrais bien, avec qui j’aurais du plaisir à travailler. Après tout, l’écriture, c’est quelque chose de personnel et qu’on partage.

Quelle belle rencontre, tout compte fait! Je ne pouvais pas mieux tomber! Mon parrain n’est autre que Jacques Pasquet, un amoureux des mots et de la pédagogie, quelqu’un qui a tout une série de publications à son actif, mais qui a une approche aussi amicale que sérieuse. Nous avons discutés: de lecture, d’écriture, de pédagogie. C’est un conteur hors pair et un professeur passionné, on le sent dans tout ce qu’il dit.

Tel que convenu, je lui ai remis une version imprimée de mon roman et nous allons commencer à travailler ensemble au début de l’année 2011. Alors que je craignais cette rencontre, cette fois: j’ai déjà hâte d’y être!

Je vais tenter de terminer mes deux petits romans en suspens, me reposer un peu pendant les vacances, planifier mes cours et revenir en forme et la tête vide pour me donner à fond dans ce projet.

2 thoughts on “Une belle rencontre”

  1. Oh boy!Je partage tes appréhensions concernant les “parrains d’écriture”! Je ne m’habitue toujours pas au monde littéraire québécois. Il me semble que nous aurions intérêt à nous entraider, au lieu de jouer à celui qui pisse syntaxiquement le plus loin…Au salon du livre, j’ai été jumelé avec un autre auteur (dont je tairai le nom) qui m’a fait des blagues de sémantique pendant une heure, sauf pour me parler de son prix qu’il a gagné en Bulgarie… moi, je lui parlais du but de Mike Cammalleri sur une passe de Plekanec, mais ça n’avait pas l’air de l’intéresser…Bref, chez mon éditeur, y a seulement les secrétaires qui m’aiment bien. Et UN auteur. Sinon, c’est toujours une escalade de prétention. Comme si nos romans, vendus à 1000 exemplaires avec de la chance, allaient changer le monde.Bref, si tu as trouvé quelqu’un avec qui tu peux avoir une relation de camaraderie dans ce milieu, GARDE LE!!!!!!!!! 🙂

    1. Oui, j’ai hâte de me mettre au travail :)Merci pour tes commentaires! Ça me rassure de voir que je ne suis pas toute seule ;)Un jour je ferai un billet pour expliquer ma philo de la littérature.

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