Depuis hier, plusieurs lectures terminées pour alimenter ma réflexion sur l’écriture. J’aime lire dans le métro, dans le bain, dans mon canapé, partout. Quand je me relève pour aller chercher un livre ou quand j’essaie de le lire en marchant jusqu’au travail, c’est bon signe.

Charlotte Gingras, La disparition et La liberté? Connais pas…

Les deux romans que j’ai lu de Charlotte Gingras sont tristes, mais pas triste dans le sens de “je veux juste me jeter en bas du pont”. Ils démontrent plutôt un mal-être chez l’adolescent pour qui les parents ne sont pas toujours des exemples. Ce sont des enfants abandonnés (dans un cas, la mère a disparue; dans l’autre, la mère est incapable de s’occuper d’elle). Bref, des enfants qui cherchent une place dans la vie.

Même si j’ai aimé les rapports entre les personnages, la colère et le lien maternel dans La disparition, j’ai préféré de beaucoup La liberté? Connais pas, parce que le personnage est plus abouti. Sa fragilité, ses contrastes, sa sensibilité nous rappelle vraiment à quel point nous étions démunis à l’adolescence. Et, quelque part, la mère de Mirabelle me rappelle un peu la mienne (en moins excessive, évidemment).

Elaine Turgeon, Ma vie ne sait pas nager
Une histoire de suicide, triste et fragmentée. Deux jumelles, l’un qui décide de s’en aller, l’autre qui reste là, prise avec le visage d’une morte, les espoirs perdus de sa soeur, une famille décomposée, un mal-être dans ses gênes. Difficile à lire, mais le ton est juste, je l’avoue. Une belle lecture, à lire lentement.

J’ai aimé l’écriture, les fragments, les poèmes, le fait que nous, lecteur, on puisse entrer dans la tête de celle qui s’en va, mais qu’on ait pu également entrer dans l’incompréhension des parents. On fait le tour d’un vide immense par un minimum de mots. Beaucoup de poésie.

Marie-Aude Murail, Amour, vampire et loup-garouAprès avoir lu Le tueur à la cravate, je voulais lire autre chose (sur un blogue, quelqu’un m’avait dit que les autres étaient bien, aussi).  Et pour jeter un oeil à l’écriture, il faut vérifier dans plus d’un livre, je crois. Le ton change avec l’oeuvre.

Cette fois, c’est une histoire fantastique, moins intéressante que le tueur à la cravate, même si la voix de la petite était douce à mes oreilles (“Il joue à des jeux vidio“). Charmant. Pour le reste, c’est assez simple, rapide à lire et distrayant. Après avoir lu des choses tristes, ça calme le coeur qui est à l’envers.Prochaine étape? Relire Kundera et Woolf. Réécrire le début de Rêves avec un ton juste.

2 thoughts on “Mes lectures”

    1. Le problème avec ça, c’est qu’on vit dans la bulle du livre et non dans notre propre vie. Parfois, il faut lever les yeux 😉 Mais je sais que tu regardes aussi par-dessus le livre, ton blogue ne montre que ça 😉

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