Si j’écrivais des textes courts, je me ferais un plaisir de les déposer en ligne pour que des yeux curieux les découvrent en flirtant avec des sites d’écrivains en herbe, là où il y a beaucoup de mauvais, mais assurément du bon. C’est vrai que ça demande un effort de lire, surtout sur un écran. Il faut réfléchir, essayer d’entrer dans la tête d’un autre (et parfois dans la sienne), bref… beaucoup de mots, peu de temps, parfois des textes maladroits, mais tout ça, au fond, c’est surtout un tas d’excuses pour ne pas lire davantage et laisser la chance au coureur.

J’ai déjà parlé du site d’inLibroVeritas qui permet de publier ses textes en ligne, de les vendre, de les imprimer, de les offrir au bon vouloir des autres et attendre qu’on daigne vous lire. J’aime le concept de donner quelque chose, de laisser vivre ses personnages loin de soi, pas seulement publier un texte sur un blogue et de le faire lire à vos amis ou ceux qui aiment déjà ce que vous faites. Non, prendre un pseudo, jeter un texte loin de vous et attendre une rétroaction qui vient du néant. C’est courageux, je trouve. Ça permet de sortir de sa zone de confort et de ses lecteurs habituels, de voir comment c’est vu ailleurs, dans d’autres pays, par exemple.

InLibroVeritas, c’est l’endroit pour ceux qui veulent découvrir de belles histoires, ceux qui aiment se laisser porter par la vague du hasard et aussi pour ceux qui veulent donner un coup de main aux auteurs en herbe. N’oubliez pas que, là-bas, des gens offrent leurs textes en pâture et que chacun peut, très facilement, aider les autres à s’améliorer: rapport de fautes simplifiés, discussion avec l’auteur, etc. Pour ceux qui écrivent, recevoir une rétroaction de la part de gens que l’on ne connaît pas, c’est incroyable! Bien plus encore que de savoir que notre voisin a aimé notre texte. Là, c’est le vide et l’inconnu. Si vous allez y traîner les yeux, n’hésitez donc pas à laisser un commentaire aux auteurs. Ça leur fait toujours plaisir!

Bon, OK. J’exagère quand je dis que si j’écrivais des textes courts, je mettrais tout ça en ligne. D’abord, je n’ai pas de textes courts, mais ce n’est pas une véritable excuse puisque les textes longs sont acceptés. Seulement, je trouve quand même difficile de lutter entre un texte de quatre pages quand notre texte en fait six cents vingt-deux. Niveau confort de lecture, temps nécessaire à l’exploit, vitesse de consommation… je suis la première à choisir le texte de quatre page. Je salue donc ceux qui ont le courage de se coller à un tel travail (et j’avoue l’avoir moi-même fait à quelques reprises).

Et si l’envie vous prend d’aller jeter un oeil, voici mes derniers coups de coeur (liés incontestablement au hasard des clics):

Premier roman de Philippe Devos
À tous les auteurs en herbe, surtout ceux qui aiment la SF (6 pages).
* voir les autres textes de l’auteur aussi.

La main du commandeur de Laura Dove
Pour les filles: une histoire de vampires et de romance! Quoi, une autre? ouais! (144 pages)

Bonne lecture!

One thought on “Si j'écrivais des textes courts”

  1. 🙂 Pas trouvé mieux comme argumentaire pour l’invitation à publier sur des sites comme ILV et bientôt Atramenta, tout y est !
    C’est une expérience très instructive en retour de lecture et l’on progresse à l’aide d’avis et d’échanges très productifs.
    Pour info, même un texte long peut vous hypnotiser sur écran : j’ai déjà lu 492 pages sans vouloir lâcher l’histoire et c’était pour “Le fils déchu” de Thierry Mulot :http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre21762.html.
    Expérience sympathique : ce roman s’est construit peu à peu sur le site et est rapidement devenu le feuilleton de l’année !
    Amicalement.

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