Il y a des jours qui ne sont pas productifs du tout, mais il arrive (rarement, je l’admets) que ce type d’improductivité me plaise. Depuis quelques jours, l’idée germait de publier l’un de mes textes pour l’ouverture d’Atramenta. J’ai quelques romans, certains que je veux garder, d’autres qui me semblent encore à travailler, dans lequels les personnages me touchent moins. Je sors donc Le barman des catacombes pour le mettre en ligne. Je me souviens que le début me plaisait bien, que je l’ai écrit après une autre histoire dont le personnage était fort et inspirant, que je voulais juste sortir de l’ancien récit pour aller ailleurs, dans un entre-deux entre ce que j’écrivais avant et ce que j’écris maintenant. Une transition? Peut-être.

Le barman, c’est un peu comme un rebound d’écriture. Je termine un roman, j’ai les doigts en feu et j’ai envie de sortir autre chose de ma tête. Est-ce que ça existe, les rebound d’écriture? Je ne sais pas, mais quand je songe à mes personnages forts, je pense à Sara, à Sally, à Alice. Là, j’avais peine à me souvenir du prénom d’Élisa. Il faut dire que je l’ai écrit très vite (je n’ose même pas dire en combien de temps) et que je l’ai laissé là, comme si je l’avais oublié dès qu’il a été pondu. Et pourtant, son prénom tapisse les pages à m’en fatiguer la tête! Probablement que j’étais vraiment dans un état second.

Ce matin, je me décide. Je relis le début, je plonge dans l’histoire, je regarde mon texte différemment. Résultat: Wow! Pas mal, quand même. Surtout pour un truc écrit en douze jours. J’avoue que le début est mieux que le reste, que ça peut être resserré vers le milieu et qu’il y a pas mal de travail, mais on va essayer entre tous les projets, d’en faire une petite oeuvre libre. Pas une grande histoire, mais quelque chose d’agréable à lire. Pas un film, une “vue” comme disait Guy A. pour Camping Sauvage. Ça m’a amusé de l’écrire, si ça amuse les gens de le lire, ça me suffit.

Je suis même restée au bureau jusqu’à six heures pour le relire jusqu’à la fin, faut le faire, hein? C’est quand même mon histoire, c’est pas comme si je ne savais pas comment ça se terminait!

Eh oui, y’a des jours où on n’est pas productif, mais où on est quand même heureux de ne pas l’être.

Pour l’instant: six chapitres sur quarante sont disponibles ici, en lecture libre. Le reste viendra au fil de ma relecture. Ma contrainte pour ce texte: des chapitres de moins de cinq pages (et je m’y suis tenu). C’est donc très rapide à lire.

 

6 thoughts on “Le rebound littéraire”

  1. Et mais faudra que je te parle d’un truc alors… (bon, c’est en cours de peaufinage/finalisation, mais ça pourrait peut-être t’intéresser 😉 )
    (je lis pas tout de suite mais je viens donner mon avis dès que c’est fait 🙂 )

  2. OUI! le début du barman était fou je l’accorde! Bien contente que tu t’y remettes… oubli pas ton parrain par contre hihi 😉

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