Jeudi dernier, j’ai eu la chance d’aller voir Médée au théâtre Denise-Pelletier. J’étais un peu étonnée de tomber sur une tragédie grecque, anxieuse de ne pas aimer la pièce, car je ne vais pas souvent au théâtre et que je ne suis pas très portée sur les pièces antiques. Cependant, je mentirais si je ne disais pas que la mise en scène et la présence des comédiens m’ont conquis dès les premières minutes.

Pour ceux qui ne connaissent pas Médée, il s’agit d’une femme abandonnée par son époux, Jason, qui décide de la répudier au profit d’une couche royale. Dans la douleur, Médée planifiera le meurtre de sa nouvelle épouse, de son père (le roi) et aussi de ses propres enfants:

LA CORYPHÉE
Tu oseras tuer tes deux fils, femme ?

MÉDÉE
C’est là ce qui déchirera surtout le coeur de mon mari.

LA CORYPHÉE
Mais toi, tu seras la plus malheureuse des femmes.

Le choeur, dans cette pièce, était magistral. Beau à voir et à entendre, toujours en symbiose les unes avec les autres. La douleur de Médée n’est autre que la douleur des femmes.

Si je n’étais pas une fan de théâtre, j’admets que j’ai demandé à ce qu’on reprenne un abonnement pour la prochaine saison. J’ai aimé découvrir cette oeuvre magistrale si bien mise en scène et encore d’actualité. Alors que je n’avais que peu aimé en lecture, j’avoue que j’ai retrouvé mon exemplaire de Médée avec beaucoup de joie, au retour.

Pour lire des critiques de la pièce, c’est ici et ici.

Pour lire la pièce sur le Web, c’est ici.

Merci à Michel pour ce beau cadeau.

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