C’est la fin de la session, je suis fatiguée et la météo me dit de rester en pyjama. Est-ce que ça suffit pour faire une dépression? Pas trop longue, juste un mois ou deux, histoire de ne rien faire. Je lance l’idée comme ça, mais en vrai: je ne sais pas ce que c’est que “ne rien faire”, chez moi, ça s’appelle la culpabilité. Au lieu de ne rien faire, j’angoisse. J’ai l’impression de perdre mon temps.

Je ne dois pas être génétiquement capable de faire ça.

En plus, ces temps-ci, j’ai une capacité d’attention très limitée: j’ai tellement de choses à faire que je change d’occupation toutes les trois minutes (la preuve, j’avais un texte à lire et… mais qu’est-ce que je fais à pianoter sur mon blogue?).

Ma tête ressemble à : “Ah tiens, j’ai oublié d’ajouter tel travail sur le site web. Ah, faudrait que je corrige ce travail-là, aussi et… mince! faut que je lise mon texte pour la réunion de cet après-midi”. Voyez le genre? Je n’ai pas terminé ceci que je suis déjà sur cela. Incapable de rester focus. J’ai un million de petites choses à faire et qu’est-ce qui écope le plus dans ces cas-là? L’écriture, évidemment!

Ma tête tourne en rond, écrit dans le virtuel, transforme des histoires, réarrange des situations, mais les mots – eux – ne sortent pas. Autrement dit, je n’écris rien, je ne corrige rien, et ça me tue! Je me sens vide. J’ai un tas de questionnement du genre: est-ce que c’est ça que je veux? Est-ce que mon histoire s’en va vraiment dans cette direction? Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de me casser la tête surtout si ça m’empêche d’écrire. Je commence à croire que je ne “fit” dans aucun moule et, surtout, que je n’ai pas envie d’y fitter plus que ça. Tant pis.

C’est quand les vacances déjà? Je ne sais plus.

La météo n’aide pas. L’hiver s’incruste en sol québécois. Coudonc, c’était pas le printemps y’a deux semaines? Donnez-moi du prozac ou bedon du soleil!

Tant pis. Aujourd’hui, je reste en pyjama.

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