Aujourd’hui, techniquement, je suis en vacances du Collège (car il me reste le groupe à l’université à corriger, ce samedi / dimanche). Ceci dit, le concept des vacances n’est pas aussi simple quand on enseigne, car il y a toujours quelques étudiants qui remontent à la surface par courriel. Il arrive que certains veulent connaître leurs erreurs à l’examen (quoique cela reste plutôt rare), mais ce que je reçois, surtout, ce sont des messages de ceux qui font le constat, après l’examen, qu’ils échouent.

Je suis toujours incroyablement surprise par la façon dont les étudiants justifient leur échec pour obtenir la note de passage. Lorsque j’étais au CEGEP, je n’aurais jamais eu assez de courage pour le faire. Enfin, passons…

D’abord, la note de passage au Québec est de 60%, si tant est qu’il s’agit déjà d’une note médiocre (tu réussis si tu comprends un peu plus que la moitié du cours), je ne peux même pas imaginer comment les étudiants peuvent quémander des points lorsqu’ils sont à 54 ou même à 51. À la limite, ils peuvent bien tenter le coup à partir de 57, mais là, tout se joue sur le bon vouloir du prof. Et le prof que je suis refuse systématiquement. Dès lors, voici les seuls critères qui entrent en compte:

  • L’étudiant est venu en classe ;
  • L’étudiant a remis tous ses travaux.

Autrement dit, pour réussir, il faut que l’étudiant n’ait pas décidé de sécher la moitié de mes cours et qu’il ait travaillé (quand même!). En général, s’il a une aussi piètre note avec moi (alors que d’autres ont des 105% grâce aux points bonis), je me dis que l’échec est peut-être mérité (il a soit bâclé ses travaux, soit il ne comprend rien à la matière vu en classe).

Là où ça ne pardonne pas, c’est lorsque l’étudiant n’a pas remis tous ses travaux. Je considère qu’il a pris une chance en se disant qu’il aurait la note de passage (du genre: je devrais avoir 20/20 à l’examen, donc ça va). T’as 19? Dommage. Sorry, try again. Je ne donne pas de points à ceux qui adopte la loi du moindre effort. En plus, avec moi, il faut vraiment le vouloir pour ne pas réussir.

À deux jours de la fin de l’année, quand on me demande: “est-ce que je peux faire un autre travail pour mériter les points qui me manquent?” Euh… non. Il y avait trois ou quatre travaux à faire durant la session, il fallait les faire! C’est la moindre des choses, ne serait-ce que par respect pour ceux qui l’ont fait, et à temps!

Et ce qu’on entend souvent, dans les corridors de l’école? “Tel prof m’a fait couler ma session, c’est vraiment chien!”

Moi, je ne fais couler personne, ce sont les étudiants qui se coulent eux-mêmes. C’est fou comme la déresponsabilisation des étudiants, ces dernières années, augmente en flèche. Si je ne vais pas au travail, c’est moi qui suis en faute, pas mon employeur. Idem pour les étudiants qui ne vont pas en cours. J’espère que tu as bien profité de tes jours de congé durant la session, moi, c’est maintenant que je suis en vacances!

Enfin… presque!

2 thoughts on “Les vacances… ou presque!”

  1. Hihi… un jour j’ai exigé un zéro d’un de mes profs.
    En Allemand, j’avais rien appris et ai refusé d’être interrogée. C’était pas la peine vu que je n’avais rien appris, rien de rien ! Et la pauvre prof qui voulait me soutirer un 2 ou 3 en me forçant à m’humilier et bafouiller au tableau ! Je me suis même pas levée et j’ai exigé qu’elle me mette un zéro. Ca a plus de classe quand même XD )
    Ca m’a rien fait couler du tout, mes parents m’ont même pas engueulée, rien. C’était bien la peine de faire autant d’effort, tiens !

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