C’est pratiquement une blague tellement je n’arrive pas à mettre un titre qui colle à la peau de La perte. Je suis passé de L’amour en deuil, à Petits fragments (ou éclats) de vide, Plus rien et Ce nous sans toi. Le dernier est joli et peut être pris dans diverses situations du roman, mais… je ne sais pas. Toujours ce doute, signe que ce ne doit pas être ça. À défaut de pouvoir trouver un titre adéquat ou de faire une couverture qui me plaît, je relis, j’efface, je réécris.

Vendredi a été un jour profitable. Après une semaine et trois passages sur les cinq premiers chapitres, je suis parvenue à me rendre au dixième. Malheureusement, il n’a pas survécu et je dois recommencer le début du onzième. Y’a des morceaux comme ça qui coincent. Je suppose qu’on n’y peut rien. Alors je m’obstine et je lutte. Malgré ce que les gens en pensent, ce n’est pas toujours l’auteur qui gagne…

Cette relecture est assez drastique, je l’admets. Les chapitres, les pages et le nombre de mots sont en chute libre. C’est triste, parce qu’il faut lire, corriger, parfois même avant de prendre la décision de le retirer (quelle idée de jeter un chapitre tout corrigé!)

De 303 pages, j’en suis à 255. De 30 chapitre, il n’en reste que 26. Et ce n’est qu’un début! Alors que le roman faisait plus de 123 000 mots, me voici sous la barre psychologique des 100 000 (99 670). L’idée n’est pas de couper, mais il y avait bien des longueurs, des passages inutiles (vous savez les personnages secondaires qu’on pense utiliser et puis… non?) et  je ne suis toujours pas certaine de deux passages (ça pourrait être plus fort, quoi). Bref… c’est une relecture qui s’imposait avec, en prime, une coupe toute fraîche.

Et même si ce n’est pas mon titre préféré, Plus rien est revenu sur la page couverture. Il me plaît beaucoup, celui-là. C’est à la fois le nom d’un chapitre et d’un état d’esprit de mon personnage principal à qui je fais vivre des moments bien durs. Je présume que c’est un peu ce qu’on doit ressentir lorsqu’on se sent vide et brisé. Le problème, c’est que c’est une aussi le titre d’une très belle chanson des Cowboys fringants que j’ai toujours en tête, ces temps-ci…

2 thoughts on “Plus rien…”

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