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Les prestataires de services

Dans les dernières rubriques, j’ai beaucoup fait référence à Amazon, mais en réalité, je ne passe pratiquement jamais par eux, sinon pour le papier (que je vends très peu, je l’avoue humblement). Quand leur plateforme d’autoédition est arrivée, il y a quelques années, cela a changé considérablement le milieu de l’édition. Le numérique est devenu un nouveau joueur et les maisons d’édition ont voulu leur part du gâteau. Les autres diffuseurs, aussi! De ce fait, si Amazon représentait 90% de mes revenus, il y a cinq ans, mes ventes se partagent désormais entre Amazon, iTunes et Kobo (Amazon est toujours en tête, certes, mais plus de beaucoup, et je considère que les autres ventes sont très intéressantes). Par exemple, sur 3000 ventes : 1500 proviennent d’Amazon, 1000 de iTunes, 700 de Kobo et le reste sont des ventes issues de petites librairies en ligne (Google Play, Fnac, etc.) Devrais-je oublier ces plateformes et considérer offrir l’exclusivité à Amazon? Si cela vous intéresse, sachez que beaucoup d’auteurs leur donnent l’exclusivité, car ils mettent en avant ces titres sur leur plateforme et vous permettent d’intégrer leur club Kindle Unlimited – un Netflix du livre où les lecteurs peuvent payer un abonnement et lire tous les livres qui sont dans leur catalogue. En contrepartie, vous êtes payé à la lecture selon le nombre de pages lues.

Bref, c’est un pensez-y bien.

Vous pouvez donner votre roman exclusivement à Amazon, ou l’envoyer à tous les gros joueurs par vous-même (iTune, kobo, etc.) sachant que chaque système n’est pas aussi simple que celui d’Amazon, ou – comme moi – passer par un prestataire de services afin de rejoindre toutes les plateformes francophones qui existent. Ces prestataires convertissent vos fichiers, les transmettent, vous aident pour la couverture (moyennant supplément), vous suggère des correcteurs et vous donne un système pour voir la progression de vos ventes.

Combien ça coûte? Là, c’est variable.

Chez Atramenta que j’affectionne particulièrement, c’est 59 euros (soit autour de 80$ canadien), mais vous pouvez envoyer votre document (gratuitement) sur leur plateforme et récupérer le fichier epub, mobi et pdf qui servira à vous publier vous-même. Ce que j’aime de leur structure, c’est le service (il y a un humain qui nous répond derrière) et nous recevons un courriel chaque jour lorsque nous avons des ventes, sans frais supplémentaires. Je l’indique, parce que souvent, on a accès à nos ventes pendant un temps donné (généralement 6 mois) et il faut payer pour y avoir droit plus longtemps (!)

Personnellement, je n’utilise plus qu’Atramenta parce que je partage leurs valeurs (l’entraide et le fait qu’il faut obligatoirement avec un manuscrit potable pour passer par eux). Leurs prix sont honnêtes et ils font sincèrement un travail pro. Cela dit, j’ai été chez ailleurs qui, pour un coût un peu plus cher, permet d’accéder à un agent littéraire après x ventes. Agent dynamique et sympathique, mais qui n’a jamais pu trouver de maison d’édition pour mon titre (or, j’avais atteint les ventes demandées en 10 jours). En prime, au bout de six mois, il me fallait repayer pour voir la progression de nos ventes sur leur plateforme. Bref… dans mon cas, ce n’était pas concluant du tout.

En Europe, beaucoup font affaires à avec Bookelis, car ils enveloppent les livres individuellement (bonjour plastique), mais contrairement à Amazon, vos livres n’arrivent pas cornés. Pour moi, qui suis au Québec, je n’en vois pas l’intérêt. Ici, il y a quelques imprimeurs à la demande, mais la vérité est dure : c’est plus cher que de passer directement par Amazon, car on ne nous charge rien (c’est imprimé à la demande, donc vous n’avez pas à avancer d’argent sur vos titres). En prime, vous êtes sur la plus grosse plateforme de vente qui existe.

Pour être efficace, je passe tous mes titres autopubliés par Atramenta, même le papier, sauf pour la version US (Canada / USA) que je fais moi-même via Amazon en leur indiquant de lier les titres avec le numérique (qui est mis en ligne par Atramenta). Ainsi, les frais sont moins grands quand des gens de chez nous veulent acheter mon livre. Pour le reste, je n’ai rien à gérer. Ou presque!

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